Siófok
| Siófok | |||
Le château d'eau sur la place centrale (Fő tér) | |||
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| Administration | |||
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| Pays | |||
| Comitat (vármegye) |
(Transdanubie méridionale) |
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| District (járás) |
Siófok | ||
| Rang | Ville | ||
| Bourgmestre (polgármester) |
Dr. Balázs Árpád (indépendant) | ||
| Code postal | H-8600 | ||
| Indicatif téléphonique | (+36) 84 | ||
| Démographie | |||
| Population | 23 806 hab. () | ||
| Densité | 191 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 46° 55′ 26″ nord, 18° 05′ 24″ est | ||
| Altitude | 124 m |
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| Superficie | 12 466 ha = 124,66 km2 | ||
| Divers | |||
| Collectivités des minorités | Tsiganes, Arméniens (1er janv. 2011) | ||
| Identités ethniques (nemzetiségi kötődés) |
Hongrois 95,8 %, Tsiganes 2,0 %, Croates 0,2 %, Allemands 0,9 % (2001) | ||
| Religions | catholiques 65,0 %, grecs-catholiques 0,5 %, réformés 11,9 %, évangéliques 2,8 %, autres confessions 0,6 %, sans religion 9,5 % (2001) | ||
| Liens | |||
| Site web | www.siofok.hu | ||
| Sources | |||
| Office central de statistiques (KSH) | |||
| Élections municipales 2014 | |||
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Siófok (hongrois : Siófok [ˈʃijoːfok] ; allemand : Fock ; au Moyen Âge : Fuk, puis Fok) est une localité hongroise située dans le comitat de Somogy, dont elle constitue, après Kaposvár, la deuxième localité la plus peuplée. Chef-lieu du district de Siófok, elle compte environ 24 000 habitants et s'étend sur 124,66 km2 sur la rive méridionale du lac Balaton, à la rencontre du bassin du Balaton, du Mezőföld et du Külső-Somogy.
Ville portuaire et importante station balnéaire, Siófok est la localité la plus peuplée et la plus étendue des rives du Balaton. Elle constitue également l'un des principaux centres économiques, commerciaux, culturels, médiatiques et touristiques de la rive méridionale du lac, ce qui lui vaut, avec Keszthely, le surnom de « capitale du Balaton ». Elle est également couramment désignée comme la « capitale de l'été » ou la « capitale de la rive sud ». Son territoire comprend 17 km de rivage.
La ville occupe en outre une position importante dans les échanges entre le Balaton et le Danube, notamment par l'intermédiaire du Sió, émissaire du lac. Depuis 2024, elle accueille le seul campus de l'université de Debrecen situé en Transdanubie.
Jusqu'à la réorganisation administrative de 1950, le territoire de l'actuelle Siófok était partagé entre deux comitats : les secteurs situés à l'ouest du Sió relevaient du comitat de Somogy, tandis que ceux situés à l'est appartenaient au comitat de Veszprém. L'ensemble de son territoire est depuis rattaché au Somogy.
Siófok est l'une des principales destinations touristiques de Hongrie. En 2019, elle occupait le sixième rang national pour le nombre de nuitées enregistrées dans les hébergements commerciaux. Ses plages, son port, ses hôtels et la concentration de bars, restaurants et établissements nocturnes le long du Balaton en font également l'une des principales destinations du tourisme intérieur hongrois.
Nom et attributs
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté dès 1055 dans l'acte de fondation de l'abbaye de Tihany, qui mentionne le cours d'eau sous la forme latine : « Rivulus namque, qui dicitur Fuk fluens », en référence au petit cours d'eau, appelé Fuk, s'écoulant du Balaton à l'emplacement de l'actuel Sió.
Le nom Fuk apparaît comme nom de village en 1137 parmi les localités soumises à l'impôt. La Tabula Hungariae, réalisée avant 1528, mentionne pour sa part la localité sous le nom de Fok. La forme composée Siófok apparaît à la fin du XVIIIe siècle, en 1795 selon certaines sources. Le préfixe Sió- fait référence au cours d'eau traversant autrefois la localité, à l'emplacement duquel fut ultérieurement aménagé le canal Sió[1].
En allemand, la ville est connue sous le nom de Fock.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Les armoiries de Siófok se composent d'un écu azur à la base pointue, dans lequel se dresse verticalement une lance d'argent plantée dans le sommet central d'un mont de trois coupeaux de sinople. Sous la pointe de la lance flotte vers la droite une bannière d'argent ; au-dessous est suspendue une roue d'or à huit rayons. Des deux sommets latéraux du mont s'élèvent deux branches de laurier d'or ornées de fruits d'argent, formant une couronne autour de la lance et de la roue.
L'origine de ces armoiries remonte à 1705, lorsque le prince François II Rákóczi accorda un sceau au village de Fok à la demande des soldats et habitants ayant participé à la défense de sa fortification. La lance portant une bannière symbolise la population combattante, tandis que la roue rappelle le péage autrefois perçu au pont de Fok, le passage sur la rivière étant déjà un lieu de perception de droits au XIe siècle.
L'usage du sceau fut interrompu durant la période Bach. La localité retrouva son ancien symbole en 1933 et l'utilisa jusqu'en 1949.
Adaptées en 1974 par le régime communiste, les armoiries historiques sont rétablies en 1991, date à laquelle leur forme actuelle fut définitivement fixée[2].
Site et localisation
[modifier | modifier le code]Topographie et hydrographie
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Siófok se situe sur la rive méridionale du bassin oriental du lac Balaton, à l'endroit où le Sió quitte le lac. Elle est bordée au nord par le Balaton, à l'est par la dorsale d'Enying, qui constitue la bordure du Mezőföld, et au sud et à l'ouest par les collines aux pentes douces du Külső-Somogy oriental.
Le Sió, principal émissaire du lac Balaton, prend naissance à Siófok avant de rejoindre le Danube. L'aménagement et la régulation de ce cours d'eau ont joué un rôle majeur dans l'histoire de la localité et dans le contrôle du niveau du Balaton.
Jusqu'à la réorganisation territoriale de 1950, le Sió constituait la limite entre les comitats de Veszprém et de Somogy. Les limites administratives de Siófok furent agrandies à plusieurs reprises au cours du XXe siècle. La commune possède aujourd'hui environ 17 km des quelque 70 km de la rive méridionale du Balaton.

Le littoral municipal se divise traditionnellement en deux ensembles séparés par l'embouchure du Sió. À l'ouest s'étend l'Ezüstpart, ou « rive d'Argent », tandis que l'Aranypart, ou « rive d'Or », occupe le secteur oriental.
L'Aranypart concentre notamment de grands hôtels et immeubles résidentiels ainsi que la promenade Petőfi, principal secteur de divertissement de la ville. Le Nagystrand, plage payante située le long de cette promenade, porte depuis 2016 le nom de Plázs Siófok[3]. Plus à l'est, en direction de Balatonvilágos, une plage en accès libre s'étend sur environ quatre kilomètres jusqu'à Szabadifürdő.
L'Ezüstpart présente un tissu davantage constitué de petites résidences de villégiature et de pensions d'un ou deux étages. Une plage libre d'environ trois kilomètres longe le rivage jusqu'à Balatonszéplak.
Géologie et géomorphologie
[modifier | modifier le code]Le secteur de Töreki, au sud de Balatonszéplak, s'inscrit dans un paysage de collines de lœss formées au début du Pléistocène, après le retrait de la mer de Pannonie. Ces reliefs encadrent une vallée orientée perpendiculairement au Balaton.
Climat
[modifier | modifier le code]Le climat de Siófok est caractérisé par des amplitudes thermiques relativement modérées et par des précipitations réparties tout au long de l'année. D'après les moyennes climatiques de longue durée reprises par l'article hongrois, janvier constitue le mois le plus froid et juillet le mois le plus chaud.
Aires faunistiques et floristiques
[modifier | modifier le code]Le littoral compris entre Siófok et Balatonvilágos se distingue par une bande d'environ dix kilomètres de quartiers de villas dont les jardins sont marqués par la présence de plantations de pin noir, paysage inhabituel sur les rives du Balaton. Ces pinèdes n'existaient pas encore dans la seconde moitié du XIXe siècle. Leur développement accompagne l'essor de la villégiature qui suit la construction, entre 1858 et 1861, de la Société des chemins de fer du sud. La rive méridionale, jusque-là relativement dénudée, fit alors l'objet d'opérations de plantation et d'aménagement paysager.
Le secteur compris entre Siófok et Balatonvilágos appartenait au chapitre de Veszprém, qui commença à y planter des pins dans les années 1890. Le pin noir, non indigène en Hongrie et naturellement répandu notamment dans les Balkans et en Anatolie, fut retenu pour sa résistance à la sécheresse et aux sols pauvres. Les plantations avaient pour fonction de fixer les sols sableux des environs de Siófok et de protéger le secteur contre les vents puissants de nord et de nord-ouest venant du lac. Des pins sylvestres furent également plantés.
Au début du XXe siècle, les propriétés du chapitre furent progressivement loties et des parcelles destinées aux villas furent créées dans les futurs quartiers de Sóstó et Szabadifürdő. Entre 1915 et 1919, le chapitre procéda à de nouveaux lotissements, acquis principalement par des médecins, des artistes et des fonctionnaires. La Première Guerre mondiale ralentit fortement les constructions. L'Association balnéaire de Balatonszabadi encouragea alors les propriétaires à céder une partie de leurs parcelles afin de financer les constructions. Dans les années 1930, les terrains boisés devinrent très recherchés et la Caisse d'épargne des fonctionnaires hongrois vendit plusieurs centaines de parcelles à la classe moyenne.
Les pinèdes, établies sur une bande pouvant atteindre une centaine de mètres de largeur, constituent depuis un élément caractéristique du paysage littoral. Depuis 2003, les pins et les platanes concernés bénéficient d'une protection locale. Leur abattage, aussi bien dans l'espace public que sur les propriétés privées, est soumis à autorisation et à une obligation de remplacement. Les peuplements sont néanmoins affectés par des tempêtes plus intenses et par la progression de parasites venant du sud[4].
Le secteur de Töreki présente pour sa part une mosaïque de milieux naturels sur près de 300 hectares. Le ruisseau Cinege constitue son principal élément hydrographique ; il est présenté comme le seul cours d'eau vivant des environs de Siófok se jetant dans le Balaton. Sa zone de sources est également protégée. Le secteur rassemble des lacs, pelouses sèches, prairies fraîches, marais et forêts, offrant des habitats à une faune et une flore diversifiées.
Histoire
[modifier | modifier le code]La proximité de Ságvár, site anciennement occupé, inscrit Siófok dans l'un des secteurs les plus anciennement peuplés des environs du Balaton.
La région de l'actuelle Siófok était déjà habitée à l'époque romaine. La conquête romaine atteignit la région au Ier siècle. Une voie reliant Sopianae (Pécs) à Arrabona (Győr) par Tricciana (Ságvár) traversait le secteur. Selon les écrits d'Aurelius Victor au IVe siècle, l'empereur Galère aurait fait construire en 292 une écluse et défricher des forêts afin d'assécher des zones marécageuses du Lacus Pelso, nom latin du Balaton. Après l'installation des Magyars, le lieu apparaît dans l'acte de fondation de l'abbaye de Tihany de 1055. Le document mentionne le petit cours d'eau appelé Fuk, issu du lac et franchi à cet endroit par un ancien pont ou par un gué. Le village de Fuk est explicitement mentionné en 1137 parmi les localités imposables. Après l'invasion mongole, Fok fut repeuplée.
En 1552, les Ottomans s'emparèrent de Fok et de ses environs. Siófok devint un port militaire et une forteresse fut édifiée sur la colline du Granárium, à proximité de l'actuel hôpital. La région fut libérée de l'occupation ottomane en 1688. Fok passa alors sous la propriété du chapitre de Veszprém, qui y installa des colons et fit construire en 1693 une église en bois.
Pendant la guerre d'indépendance de Rákóczi, la ligne défensive du Sió organisée par Vak Bottyán avait pour extrémité la fortification de Siófok. En 1705, François II Rákóczi accorda au village de Fok le sceau à l'origine de ses armoiries actuelles.
Une église paroissiale baroque consacrée à l'Immaculée Conception de la Vierge Marie fut construite en 1736. Le développement de la localité s'accéléra au XIXe siècle. À partir de 1810, la liaison rapide en diligence entre la Transylvanie et l'Adriatique passa par Siófok ; un bureau de poste indépendant n'y fut toutefois établi qu'en 1867.
Les travaux de régulation des eaux commencèrent également en 1810. Suivant notamment les conceptions de l'ingénieur hydraulicien József Beszédes, le lit du Sió fut nettoyé et des moulins remis en service. Le niveau du Balaton baissa d'environ un mètre ; 51 000 arpents furent ainsi libérés des eaux et la régulation du Sió permit de dégager 6 000 arpents de terrains.
La création en 1846 de la Société par actions de navigation à vapeur du Balaton constitua une autre étape importante. Lajos Kossuth participa à sa fondation en rédigeant lui-même son acte constitutif, tandis que le comte István Széchenyi en devint le président perpétuel. Le 21 septembre 1846 fut lancé le bateau à roues à aubes Kisfaludy.
La ligne ferroviaire entre Buda et Nagykanizsa fut ouverte en 1861. La gare de Siófok fut construite en 1863, même si les trains s'y arrêtaient dès 1861. L'année suivante fut construit le premier port protégé par des jetées ainsi qu'une nouvelle écluse du Sió destinée à réguler le niveau du Balaton. L'écluse en bois fut remplacée par une construction en béton en 1891.
Siófok obtint en 1865 le statut de bourg et le droit d'organiser une foire nationale. La localité comptait alors environ 200 maisons et 1 500 habitants.
Une importante communauté juive vivait alors à Siófok. La ville était parfois surnommée Zsidófok, appellation que les sources citées par l'article hongrois présentent comme davantage descriptive que péjorative[5]. Au début des années 1860, la communauté juive comptait environ 347 personnes, parmi lesquelles quelque 70 commerçants. Ceux-ci jouèrent un rôle important dans le développement de Siófok comme destination de villégiature.
La première publicité pour les bains de Siófok parut en 1866 dans le Zala-Somogyi Közlöny sous le titre « Balatontavi Fürdő Siófok ». Ignác Végh conclut avec le chapitre de Veszprém un bail de douze ans sur les droits d'exploitation des bains, prolongé ensuite de douze années supplémentaires. En 1878 fut construit l'établissement de bains Magyar Tenger, œuvre de l'entreprise Neuschlass : édifice de style suisse à façade ornée, il comprenait notamment une salle commune d'une capacité de cent personnes, de grandes fenêtres ouvertes sur le lac, une salle panoramique à l'étage et quatre-vingts cabines.
En 1888, Gábor Baross accorda une aide de l'État à la réorganisation de la Compagnie de navigation à vapeur du Balaton. Le Kelén fut lancé en 1889, puis le Helka et un nouveau Kelén en 1891.

Le chapitre de Veszprém commença à lotir ses terrains en 1885, amorçant la constitution de la station balnéaire moderne. En avril 1891, à l'initiative d'Henrik Glatz et sous la présidence du comte Géza Batthyány, fut créée la société de la Compagnie balnéaire de Balaton Siófok. Celle-ci racheta les droits de bains au chapitre ainsi que soixante arpents de terrains marécageux et couverts de broussailles, qu'elle remblaya afin de permettre la construction et la création de parcs. Par l'intermédiaire du fils d'Henrik Glatz, le peintre Oszkár Glatz, plusieurs des premiers propriétaires de villas furent des artistes. Dès 1892, Mór Than, Pál Vágó, Tivadar Feledi-Flesch, Artúr Tölgyessy et Gyula Aggházy possédaient ainsi une villa à Siófok[6].

Les grands hôtels Sió, Hullám puis Központi furent construits à cette période. La nouvelle station balnéaire fut inaugurée solennellement le 18 juillet 1893 ; il fut alors annoncé que le ministère de l'Intérieur l'autorisait à employer la qualification de « station thermale ». Une activité théâtrale s'était parallèlement développée à Siófok dès 1875. En 1900, la Société de pêche du Balaton commença ses activités. La même année fut construit un hippodrome doté d'une tribune de 1 500 places. Siófok devint également le point d'arrivée de traversées du Balaton à la nage et accueillit régulièrement des compétitions de natation et de tennis. La station attira alors une partie de la bourgeoisie, des artistes et des acteurs de Budapest. Frigyes Karinthy, Gyula Krúdy, Árpád Latabár et Gyula Kabos comptèrent notamment parmi les personnalités qui y séjournèrent.

Un nouveau bâtiment voyageurs fut construit à la gare en 1904. Restauré en 1987 dans une forme proche de son état originel, il remplaça l'ancien édifice situé entre la gare actuelle et le passage supérieur. Le 23 octobre 1906, Siófok fut reliée par chemin de fer à Kaposvár avec l'ouverture de la ligne locale Mocsolád–Tab–Siófok, aujourd'hui intégrée à la ligne ferroviaire
35.

En août 1919, après la chute de la République des conseils de Hongrie, Siófok se trouva temporairement au centre de la vie politique nationale. Miklós Horthy, ayant gagné la Transdanubie avec ses troupes avec l'autorisation de l'Entente, installa son quartier général dans la localité[7].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, près de 500 Juifs de Siófok furent déportés en 1944 ; seuls 72 revinrent après la guerre. À la fin du conflit, Siófok subit d'importantes destructions, le front étant resté fixé pendant environ deux mois dans la région du Balaton. Les installations du littoral, les maisons de vacances, les hôtels, les immeubles d'habitation et la flotte furent endommagés.

Après-guerre, Siófok devint un centre important du tourisme social organisé par les syndicats et les entreprises. La reconstruction des établissements de villégiature, le développement des infrastructures et les ouvrages de protection des rives contribuèrent à en faire l'une des localités les plus peuplées et les plus animées du Balaton. Une nouvelle écluse fut achevée sur le canal Sió en 1947. Elle permit également le passage des bateaux et contribua à la régulation du niveau du Balaton.
En 1950, Siófok fut intégralement rattachée au comitat de Somogy et devint la même année chef-lieu de district. Balatonszéplak et Fokihegy furent rattachés à Siófok en 1950, puis Szabadisóstó et Szabadifürdő en 1966[8]. Balatonkiliti, Töreki et Balatonújhely furent également intégrés à la ville au cours du XXe siècle.
Les investissements touristiques reprirent à partir de 1958, entraînant le retour des visiteurs étrangers. Sur l'Aranypart, les grands hôtels furent construits principalement entre 1962 et 1966 puis entre 1974 et 1982[9],[10], tandis que les cinq bâtiments de l'hôtel Ezüstpart à Balatonszéplak furent édifiés entre 1968 et 1983[11],[12],[13].

La construction de logements s'intensifia à partir du milieu des années 1960. Dans les années 1970, des ensembles d'immeubles préfabriqués furent construits autour de Városház tér, Say Ferenc utca et Koch Róbert utca à partir d'éléments produits à Kaposvár, Veszprém et Dunaújváros.

Siófok obtint le statut de ville le 31 décembre 1968. Deux jours auparavant avait été inauguré un hôpital de 400 lits ; un centre culturel destiné à desservir le sud du Balaton et une bibliothèque municipale furent ensuite construits. En 1971, le grand magasin Sió Áruház ouvrit ses portes et l'autoroute M7 atteignit Siófok depuis Budapest[14]. À partir de 1975, seule la section allant jusqu'à Balatonaliga imposait encore de circuler sur une route à une voie par sens en direction de Budapest. L'autoroute ne fut entièrement mise à son gabarit définitif que vingt-sept ans plus tard.
Après le changement de régime de 1989-1990, la municipalité fut administrée par un conseil de 18 membres à partir des élections locales de 1990, puis de 11 membres à partir de 2010.
Siófok joua également un rôle précoce dans le développement de la télévision commerciale hongroise : Sió TV, présentée comme la première télévision commerciale du pays, émit dans la région du Balaton de 1989 à 2012[15].
En 1994, le premier restaurant McDonald's de la région du Balaton ouvrit à Siófok. En 1995, la ville accueillit le premier championnat du monde de télégraphie à grande vitesse.
Au début du XXIe siècle, plusieurs opérations importantes de réaménagement furent conduites. Pour la saison estivale 2006, la promenade Petőfi fut profondément rénovée : revêtement, dispositifs d'ombrage, mobilier urbain, terrasses, fontaines et système permanent de vidéosurveillance furent installés. La surveillance du secteur fut également renforcée pendant la saison estivale. Le parc Jókai, déjà important pour le tourisme en raison de sa localisation et de ses dimensions, fut lui aussi réaménagé en 2006 avec une aire de jeux, un plan d'eau et de nouvelles promenades parmi les arbres anciens. Le parc Szent Miklós fut également rénové. En 2011, un vaste programme de rénovation avait transformé le secteur compris entre le littoral et le centre-ville. Plus de six milliards de forints d'investissements furent réalisés dans le centre. Le château d'eau de Siófok fut restauré[16], Fő tér fut transformée en espace piéton avec remplacement de ses revêtements et plantations, et furent construits le bâtiment de l'Institut régional de recherche historique et de la bibliothèque ainsi que le centre commercial Sió Pláza, sur l'emplacement de l'ancien Sió Áruház, démoli en 2008[17],[18].
Ces investissements ont également cherché à renforcer la fonction de Siófok comme centre de bien-être et de congrès du sud de la Transdanubie, notamment afin d'étendre l'activité touristique au-delà de la seule saison estivale.
Population
[modifier | modifier le code]Tendances démographiques
[modifier | modifier le code]La population de Siófok augmenta progressivement au cours de la seconde moitié du XXe siècle, avec une accélération à partir des années 1950 dans le contexte de l'urbanisation socialiste. La population municipale doubla ainsi au cours des décennies suivant la Seconde Guerre mondiale.
Le maximum recensé fut atteint en 2011, avec 25 045 habitants. Le recensement de 2022 mit fin à cette croissance de long terme et dénombra 23 742 habitants.
En 2011, Siófok représentait 14,9 % de la population totale du comitat de Somogy et constituait sa deuxième localité la plus densément peuplée, avec une densité moyenne de 200,9 habitants par kilomètre carré. La localité occupe le 51e rang du pays.
La structure par âge était marquée par le vieillissement : au début de 2011, les moins de 19 ans représentaient 18 % de la population, contre 26 % pour les personnes âgées de plus de 60 ans. On comptait par ailleurs 1 160 femmes pour 1 000 hommes.
En 2017, l'espérance de vie moyenne à la naissance était de 71,7 ans pour les hommes et de 78,7 ans pour les femmes[19].
Tendances sociologiques
[modifier | modifier le code]Le développement démographique de Siófok est étroitement lié à sa transformation en centre touristique et urbain. La croissance s'accéléra particulièrement après la Seconde Guerre mondiale, parallèlement au développement des infrastructures touristiques, à la construction de logements et à l'intégration successive de plusieurs localités et quartiers périphériques.
La population permanente ne reflète toutefois qu'imparfaitement la fréquentation réelle de la ville, fortement saisonnière en raison de son rôle de principale station balnéaire de la rive sud du Balaton.
Minorités culturelles et religieuses
[modifier | modifier le code]Lors du recensement de 2011, 77,6 % des habitants se déclarèrent hongrois, 1,9 % allemands et 1,7 % roms ; 22,2 % ne répondirent pas à la question. Plusieurs identités pouvant être déclarées simultanément, le total peut dépasser 100 %[19].
La répartition religieuse était alors de 39,9 % de catholiques romains, 7,7 % de réformés, 1,9 % de luthériens et 0,4 % de grecs-catholiques. 13,3 % déclaraient n'appartenir à aucune confession et 35,8 % ne répondirent pas[19].
Au recensement de 2022, 86,5 % des habitants se déclarèrent hongrois, 1,6 % allemands, 0,8 % roms et 0,2 % ukrainiens ; 13,1 % ne répondirent pas à la question sur la nationalité[19].
La répartition confessionnelle indiquait alors 35,6 % de catholiques romains, 7,8 % de réformés, 1,6 % de luthériens et 12,8 % de personnes sans appartenance religieuse, tandis que 40,9 % ne répondirent pas[19].
La communauté juive occupa historiquement une place particulièrement importante dans le développement économique et touristique de Siófok au XIXe siècle. Environ 347 Juifs vivaient dans la localité au début des années 1860. La communauté fut presque anéantie pendant la Shoah : près de 500 Juifs furent déportés de Siófok en 1944 et seuls 72 revinrent après la guerre.
Équipements
[modifier | modifier le code]Éducation
[modifier | modifier le code]Siófok constitue l'un des principaux pôles scolaires de la rive méridionale du Balaton. La ville dispose de plusieurs établissements d'enseignement primaire, parmi lesquels l'école primaire József Beszédes (Beszédes József Általános Iskola), l'école primaire et artistique János Vak Bottyán (Vak Bottyán János Általános és Művészeti Iskola) et l'école primaire István Széchenyi, qui possède notamment un établissement à Balatonkiliti.
L'enseignement secondaire est notamment représenté par le lycée Mór Perczel (Perczel Mór Gimnázium), ainsi que par les établissements d'enseignement professionnel Gyula Krúdy et Gábor Baross.
Depuis 2024, la ville accueille également le campus de Siófok de l'université de Debrecen, seul campus de cette université situé en Transdanubie.
Vie culturelle
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Siófok exerce une fonction culturelle à l'échelle de la rive méridionale du Balaton. Le centre culturel Imre Kálmán constitue l'un des principaux équipements culturels de la ville. Une bibliothèque municipale fut également créée dans le contexte du développement des équipements publics qui suivit l'accession de Siófok au statut de ville en 1968.
La ville compte plusieurs musées et espaces d'exposition. Le musée Imre Kálmán occupe la maison natale du compositeur Emmerich Kálmán. Le musée des Minéraux (Ásványmúzeum) est consacré à des collections minéralogiques. S'y ajoutent notamment les galeries Jordán et Szilfa.
Une activité théâtrale est attestée à Siófok depuis 1875. Le développement de la station balnéaire à la fin du XIXe siècle favorisa plus largement l'installation d'une vie culturelle saisonnière, alimentée notamment par la fréquentation d'artistes, d'écrivains et d'acteurs venus de Budapest.
Santé et sécurité
[modifier | modifier le code]Siófok constitue un centre hospitalier pour la rive méridionale du Balaton. Un nouvel hôpital de 400 lits fut inauguré le 29 décembre 1968, peu avant l'accession de la localité au statut de ville.
La forte variation saisonnière de population liée au tourisme conduit par ailleurs à un renforcement des dispositifs de sécurité et de surveillance durant l'été. La promenade Petőfi, principal secteur de loisirs nocturnes du littoral, fut notamment équipée d'un système permanent de vidéosurveillance lors de son réaménagement en 2006.
Réseaux intra-urbains
[modifier | modifier le code]Le centre de Siófok concentre la gare ferroviaire et la gare routière, formant le principal pôle d'échanges de la ville. La gare routière actuelle fut mise en service en 1985.
La voirie urbaine est notamment structurée par la route principale 7. Son tracé, qui empruntait autrefois Fő utca dans le centre-ville, fut reporté après 1992 sur un itinéraire passant notamment par Kandó Kálmán utca, Semmelweis utca, le pont Széchenyi, Tanácsház utca et Wesselényi utca.
Les quartiers littoraux sont reliés au centre par un réseau de voirie qui s'étire parallèlement au Balaton sur près de 17 km. La configuration très allongée de la commune et l'importante fréquentation estivale conditionnent fortement l'organisation des déplacements urbains.
La localité est traversée sur toute sa longueur par la rocade cyclable du Balaton (Balatoni kerékpárút), longue de plus de 200 km, et qui dessert l'ensemble des plages de Siófok.
Réseaux extra-urbains
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Siófok constitue l'un des principaux nœuds de transport de la rive méridionale du Balaton.
La ville est desservie par l'autoroute M7, qui la relie à Budapest vers le nord-est et à Nagykanizsa puis à la frontière croate vers le sud-ouest. La route principale 7 suit également l'axe du Balaton. La route principale 65 relie Siófok à Tamási et Szekszárd. La ville est également reliée à Balatonszabadi et Enying par la route 6401.
Siófok est desservie par le chemin de fer depuis 1861. Sa gare constitue un nœud entre la ligne de Budapest à Nagykanizsa par Székesfehérvár et la ligne de Kaposvár à Siófok. Le bâtiment voyageurs actuel fut construit en 1904 et restauré en 1987. Outre la gare centrale, plusieurs haltes desservent le territoire municipal, notamment Balatonszéplak felső, Balatonszéplak alsó, Szabadifürdő et Szabadisóstó.

Le port de Siófok constitue l'un des principaux ports du lac Balaton. La ville accueille le siège de la société Balatoni Hajózási Zrt. (BAHART), qui exploite des liaisons régulières sur le lac ainsi qu'un réseau de ports de plaisance. Le développement du port est historiquement lié à la navigation à vapeur sur le Balaton, inaugurée au milieu du XIXe siècle.
Siófok dispose enfin de l'aérodrome de Siófok-Kiliti (code OACI : LHSK), situé à Balatonkiliti, au sud-est du centre-ville[20].
Économie
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L'économie de Siófok repose principalement sur le tourisme, le commerce et les services. La ville constitue l'une des principales stations balnéaires de Hongrie et l'un des principaux pôles touristiques du lac Balaton. Son activité demeure fortement marquée par la saison estivale, même si le développement d'établissements de bien-être, de structures hôtelières et d'équipements de congrès vise à étendre la fréquentation au reste de l'année.
L'activité touristique se concentre particulièrement sur le littoral, autour de l'Aranypart, de l'Ezüstpart, du port et de la promenade Petőfi. Hôtellerie, restauration, hébergements saisonniers, activités nautiques et établissements de loisirs occupent ainsi une place importante dans l'économie locale.
Siófok accueille également des activités industrielles et logistiques. Plusieurs entreprises sont implantées dans les zones industrielles de la ville, notamment Ipartelep et Adria Ipari Park. L'industrie agroalimentaire est notamment représentée par Sió-Eckes, producteur des jus de fruits commercialisés sous la marque Sió. La ville accueille également des entreprises relevant notamment des secteurs de l'énergie, des matériaux de construction, de la plasturgie et de l'industrie automobile.
Siófok constitue par ailleurs un centre important de services liés au Balaton. Elle abrite notamment le siège de Balatoni Hajózási Zrt. (BAHART), principal opérateur de navigation du lac, ainsi que des entreprises intervenant dans les réseaux d'eau et d'énergie.
L'agriculture subsiste dans les secteurs périphériques du territoire communal, notamment sous la forme de petites exploitations et de cultures fruitières.
Organisation administrative
[modifier | modifier le code]Siófok est le chef-lieu du district de Siófok, dans le comitat de Somogy. Son territoire actuel résulte de plusieurs extensions réalisées au cours du XXe siècle, qui ont notamment intégré Balatonszéplak, Fokihegy, Szabadisóstó, Szabadifürdő, Balatonkiliti, Töreki et Balatonújhely.
La municipalité est administrée par un maire et un conseil municipal. Depuis la réforme entrée en vigueur lors des élections municipales de 2010, celui-ci compte onze membres : huit conseillers sont élus directement dans des circonscriptions individuelles et trois sont désignés au scrutin de liste compensatoire.
Après les premières élections municipales suivant la fin du régime communiste, la ville fut dirigée à partir de 1990 par un conseil de dix-huit membres. Árpád Balázs occupa ensuite longtemps la fonction de bourgmestre, avant d'être battu aux élections municipales de 2014 par le candidat indépendant Róbert Lengyel, réélu en 2019 sous l'étiquette d'une organisation citoyenne locale.
Patrimoine local
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Le patrimoine architectural de Siófok reflète largement les différentes phases de développement de la ville : ancien bourg établi au débouché du Sió, station de villégiature développée à partir de la fin du XIXe siècle, puis centre touristique profondément transformé durant la seconde moitié du XXe siècle.
Le château d'eau de Siófok, construit en 1912 sur l'actuelle Fő tér d'après les plans d'Árpád Guth et Jenő Gergely, constitue l'un des principaux repères monumentaux du centre-ville. Haut de 45 m, il fut restauré dans le cadre du réaménagement du centre achevé au début des années 2010.

Le patrimoine religieux comprend notamment l'église catholique de la Visitation-de-Notre-Dame (Sarlós Boldogasszony-templom), construite en 1903 dans un style néo-roman. L'église luthérienne, œuvre de l'architecte Imre Makovecz, se distingue quant à elle par son architecture organique caractéristique de l'œuvre de celui-ci. La ville possède également une synagogue contemporaine.
Plusieurs villas témoignent de l'essor de la station balnéaire sous la monarchie austro-hongroise. La villa Jókai, la villa Thanhoffer — également connue comme ancienne villa Horthy — et la villa Karinthy figurent parmi les principaux édifices conservés de cette période. La villa Thanhoffer servit notamment de quartier général à Miklós Horthy lors de son séjour à Siófok en 1919.

Le patrimoine paysager du centre et du front de lac comprend notamment le parc Jókai, la roseraie, le parc du Millénaire (Millennium park), ainsi que les promenades Petőfi, Istria et Krúdy. Le parc Jókai, situé à proximité immédiate du port, fut profondément réaménagé en 2006 tout en conservant une partie de son peuplement arboré ancien.
Le développement de Siófok est également étroitement lié à son patrimoine hydraulique et aux transports. L'écluse du Sió, qui assure la régulation du niveau du Balaton, le port et la gare de Siófok témoignent de cette histoire. Le bâtiment actuel de la gare, construit en 1904, fut restauré en 1987 dans une forme proche de son état originel.
À l'extrémité occidentale du secteur portuaire se trouve l'Observatoire météorologique, conçu par l'architecte Péter Molnár. Sa présence est liée au dispositif de surveillance météorologique et d'alerte aux tempêtes mis en place autour du Balaton.
La ville possède par ailleurs un important ensemble d'œuvres sculptées dans l'espace public, notamment d'Imre Varga, ainsi que de Judit Bolgár, Béla Bajnok, István Bors, Tamás Varga, Tibor Vilt et József Somogyi.
Patrimoine architectural disparu
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L'essor du tourisme de masse durant la période socialiste a profondément marqué le paysage architectural de Siófok, notamment par la construction des grands ensembles hôteliers de l'Aranypart et de l'Ezüstpart entre les années 1960 et 1980.
L'un des exemples les plus singuliers de cette architecture était l'Orion-bár, construit en 1971 à Balatonszéplak d'après les plans d'István Márton. Intégré au Press Club de l'Association nationale des journalistes hongrois, l'établissement devait son nom et sa forme au vaisseau spatial de la série télévisée ouest-allemande Commando spatial - La Fantastique Aventure du vaisseau Orion. Sa silhouette futuriste en faisait l'un des édifices les plus reconnaissables du secteur.
Encore exploité comme discothèque dans les années 1990, le bâtiment fut ensuite abandonné. Plusieurs projets de sauvegarde furent envisagés, mais la dégradation de sa structure conduisit finalement à sa démolition en août 2014.
Médias
[modifier | modifier le code]Siófok exerce une fonction de centre médiatique à l'échelle de la rive méridionale du Balaton.
La ville occupa notamment une place précoce dans l'histoire de l'audiovisuel privé en Hongrie. Fondée en 1989, Sió TV est présentée comme la première télévision commerciale hongroise. Elle diffusa des programmes dans la région du Balaton jusqu'à sa disparition en 2012.
Tissu associatif
[modifier | modifier le code]Le développement de Siófok comme station balnéaire s'est historiquement accompagné de la création de nombreuses organisations locales. La Compagnie balnéaire de Balaton Siófok, fondée en 1891, joua notamment un rôle déterminant dans l'aménagement de la station moderne, tandis que la Société de pêche du Balaton commença ses activités en 1900.
Vie sportive
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La pratique sportive accompagne le développement touristique de Siófok depuis la fin du XIXe siècle. La ville fut notamment associée aux premières traversées sportives du lac Balaton à la nage : le , Kálmán Szekrényessy réalisa la première traversée connue du lac à la nage sur une distance d'environ 14 km. Au tournant du XXe siècle, Siófok accueillait régulièrement des compétitions de natation et de tennis et disposait, à partir de 1900, d'un hippodrome doté d'une tribune de 1 500 places.
Le Siófok KC constitue l'un des principaux clubs sportifs de la ville. Son équipe féminine de handball a évolué au plus haut niveau national hongrois.
Le football est notamment représenté par le BFC Siófok, fondé en 1921, qui a connu plusieurs périodes en première division hongroise et remporté la Coupe de Hongrie en 1984.
Siófok est également associée au cyclisme sur route. Elle a notamment accueilli le départ d'étapes du Tour de Hongrie 2018 et du Tour de Hongrie 2019.
La situation de la ville sur le Balaton favorise enfin la pratique de la voile, de la natation et plus largement des sports nautiques.
Cultes
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La vie religieuse de Siófok est historiquement marquée par la coexistence de plusieurs confessions chrétiennes ainsi que par la présence d'une communauté juive.
L'Église catholique dispose de plusieurs lieux de culte sur le territoire communal. L'église de la Visitation-de-Notre-Dame (Sarlós Boldogasszony-templom), construite en 1903, constitue le principal édifice catholique du centre. D'autres églises desservent notamment les différents quartiers intégrés à Siófok au cours du XXe siècle.
Les communautés réformée et luthérienne disposent également de lieux de culte. L'église luthérienne actuelle a été conçue par Imre Makovecz.

Une importante communauté juive participa au développement économique et touristique de Siófok au XIXe siècle et durant la première moitié du XXe siècle. Près de 500 Juifs de la ville furent déportés en 1944, dont 72 seulement revinrent après la Seconde Guerre mondiale. Une synagogue se trouve aujourd'hui dans la ville.
La localité dans les représentations
[modifier | modifier le code]Le développement de Siófok comme station balnéaire à partir de la fin du XIXe siècle lui a conféré une place particulière dans les représentations du lac Balaton. La ville est couramment désignée en Hongrie comme la « capitale de l'été » (a nyár fővárosa) et, avec Keszthely, comme l'une des « capitales du Balaton ».
La constitution de la station balnéaire s'accompagna très tôt d'une importante production d'images promotionnelles, notamment sous la forme d'affiches, de photographies et de cartes postales mettant en scène les plages, les grands hôtels, le port et les bateaux du Balaton. Cette imagerie contribua à associer durablement Siófok aux loisirs estivaux et à la villégiature.
La station fut également fréquentée par de nombreux écrivains, artistes et comédiens hongrois. Frigyes Karinthy, Gyula Krúdy, Árpád Latabár et Gyula Kabos comptent notamment parmi les personnalités ayant régulièrement séjourné dans la ville au cours de son développement comme lieu de villégiature.
Jumelages
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| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Bad Kissingen | Allemagne | |||
| Commune de Pärnu (en) | Estonie | |||
| Gheorgheni | Roumanie | |||
| Landsberg am Lech | Allemagne | |||
| Netanya[21] | Israël | depuis le | ||
| Oulu | Finlande | |||
| Poreč | Croatie | |||
| Saint-Laurent-du-Var | France | |||
| Waldheim | Allemagne | |||
| Walnut Creek | États-Unis | |||
Personnalités liées à la localité
[modifier | modifier le code]- Emmerich Kálmán (1882-1953), compositeur d'opérettes, est né à Siófok ; sa maison natale abrite aujourd'hui le musée qui lui est consacré.
- Imre Varga (1923-2019), sculpteur, est né à Siófok ; plusieurs de ses œuvres sont présentes dans l'espace public de la ville.
- Kálmán Szekrényessy (1846-1923), sportif, militaire et journaliste, réalisa en 1880 la première traversée connue du lac Balaton à la nage, avec Siófok comme point d'arrivée.
- Miklós Horthy (1868-1957), militaire puis régent de Hongrie, installa son quartier général à Siófok en août 1919, dans la villa Thanhoffer.
- Frigyes Karinthy (1887-1938), écrivain, fréquenta régulièrement Siófok, où une villa porte son nom.
- Gyula Krúdy (1878-1933), écrivain, séjourna à Siófok à l'époque du développement de la station balnéaire.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Balaton | Balaton | Balatonvilágos | ||
| Zamárdi | N | Balatonszabadi | ||
| O Siófok E | ||||
| S | ||||
| Balatonendréd | Ságvár | Siójut |
Galerie photos
[modifier | modifier le code]- Siofok SIOK École d'art Siófoki Műveszeti Iskola
- St. Benedek Ship quittant la marina
- La marina au couchant
- Le Zenepavilon ou Pavillon musical
Bibliographie
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (hu) NeoSoft Kft- www.neosoft.hu, « Írjuk újra Siófok történetét? », siofok.hu, (consulté le )
- ↑ (hu) « Siófok », somogy.hu (consulté le )
- ↑ (hu) « Plázs Siófok Official », www.facebook.com (consulté le )
- ↑ (hu) János Fehér, « Hogy került egy óriási fenyőerdő a Balaton partjára? », Telex.hu, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Veronika Schleicher, Kulturális kölcsönhatások a Balaton térségében 1822−1960 között, Budapest, ELTE, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Emőke Gréczi, A siófoki fürdőtelep hat élete : Egy új kutatási eljárás születése, MúzeumCafé,
- ↑ (hu) Zsuzsa L. Nagy, « A fővezér », Rubicon,
- ↑ (hu) Siófok város településképi arculati kézikönyve, Siófok Város Önkormányzata,
- ↑ (hu) « Siófok egykor és most, egy fürdőváros látóképei », tgyoblog, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Árpád Győrffy, « Amikor a legjobb balatoni szabadstrandok születtek », Balatontipp.hu, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Tamás Glázer, Hotelek futószalagon / A siófoki szállodagyár és a magyar panelépítészet története, Ingatlanfejlesztői Kerekasztal Egyesület kötete, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Domonkos Wettstein et Márk Winkler, « Szezonális örökség: Gyászmunka a későmodern építészet emlékeivel / Virág Csaba balatonszéplaki üdülője », Építészfórum, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Gábor Bordás, « Bezárt a Balaton legendás szállodája », 24.hu, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Milklós Vincze, « Jártál már kommunista közértben? Megható fotók », 24.hu, (lire en ligne)
- ↑ (hu) « Siófokon megalakult az első magyar kereskedelmi televízió, a TV-S », Népszava, (lire en ligne)
- ↑ (hu) « Megújult a százéves siófoki víztorony », Építészfórum, (lire en ligne)
- ↑ (hu) Dávid Bán, « Lépésről lépésre: a siófoki Fő tér megszületése », Építészfórum, (lire en ligne)
- ↑ (hu) « Siófok város megújult főtere - rendezvény tér », SiófokPortál,
- 1 2 3 4 5 (hu) « Siófok », sur KSH (consulté le )
- ↑ Siófok-Kiliti Airport
- ↑ « https://v2.netanya.muni.il/Eng/?CategoryID=1779&ArticleID=1500 »
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (hu) Site officiel
- Ressource relative à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :


