Samouraï

Les samouraïs (侍) appartenaient à la classe guerrière professionnelle du Japon préindustriel et servaient les seigneurs. Issus de familles de guerriers, ils étaient formés dès leur plus jeune âge aux arts martiaux par le biais d'un enseignement privé. Le maniement du sabre, le tir à l'arc et l'équitation constituaient leurs principales compétences martiales ; et, dans l'histoire du Japon, seuls les samouraïs avaient souvent le droit de posséder ces armes. La maîtrise de ces armes exigeait des années d'entraînement, et cet engagement conférait aux samouraïs une supériorité sur les conscrits et sur les miliciens, ces derniers ne recevant généralement que quelques jours de formation. Les samouraïs étudiaient également la littérature, la calligraphie et la philosophie confucéenne, compétences nécessaires à leur rôle de fonctionnaires sous les shoguns.
L'importance militaire des samouraïs a diminué avec l'introduction des armes à feu au Japon à la fin du XVIe siècle. Alors que le maniement du sabre et le tir à l'arc exigent des années d'entraînement, les armes à feu ne nécessitent que quelques jours de formation pour acquérir les bases et quelques semaines pour les maîtriser. Cela les rend aisément accessibles aux conscrits paysans, qui constituent dès lors l'essentiel des armées japonaises. En 1868, l'armée impériale supprime complètement les archers et la cavalerie, les progrès technologiques en matière d'armes à feu les ayant rendu obsolètes.
Le rôle social des samouraïs a évolué au fil du temps. Durant la période médiévale japonaise (1185-1603), ils étaient des vassaux féodaux : ils vivaient de l'agriculture et étaient tenus de servir occasionnellement leurs supérieurs comme guerriers ou gardes. Sous le shogunat Tokugawa (1603-1867), la plupart des samouraïs n'étaient pas autorisés à posséder de terres et recevaient une rente de leurs maîtres. En dehors des combats, ils étaient cantonnés à des fonctions administratives. Lors de la transition du Japon vers le capitalisme et la centralisation du gouvernement, les samouraïs se retrouvent sans seigneurs à servir. La classe des samouraïs fut officiellement abolie et les anciens samouraïs furent libres d'exercer la profession de leur choix.
Étymologie
[modifier | modifier le code]En français
[modifier | modifier le code]Le terme français « samouraï » vient du verbe japonais 侍 saburau, « servir ». L'appellation est largement utilisée dans son sens actuel depuis le début de la période Edo, vers 1600[réf. souhaitée].
En japonais
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Avant l'époque Edo, les guerriers étaient plutôt désignés par les termes mono no fu, jusqu'au VIIIe siècle, puis tsuwamono (強者)[1] ou bushi (武士), l'un et l'autre traduisibles par « homme d'armes ».
Les guerriers sont souvent décrits comme des « Ebisu », c’est-à-dire des barbares, dans le Heiji monogatari. À partir de la période Edo, les termes bushi et samouraï ne sont pas tout à fait synonymes, il existe une différence subtile (voir l'article Bushi).
Le terme buke (wikt:武家), qui désigne la noblesse militaire attachée au bakufu (gouvernement militaire), s'oppose au mot kuge (wikt:公家), noblesse de cour attachée à l'empereur. Les buke sont apparus durant l'ère Kamakura (1185-1333).
Histoire
[modifier | modifier le code]Jusqu'à la fin du VIIIe siècle après JC, le Japon disposait d'une armée fondée sur la conscription, inspirée du modèle chinois. Les conscrits sont alors considérés comme des soldats médiocres, à utiliser seulement en cas d'urgence. Ce système se révèle totalement inefficace pour lutter contre les Emishi, redoutables cavaliers dans le nord du Japon. L'empereur met fin à la conscription en 792.
La force de l’armée réside dans les archers montés. Ce sont des guerriers professionnels issus de familles aisées. Il leur fallait des années de formation et de pratique pour acquérir leurs compétences. L'empereur ne fournit pas cet entrainement, il préfére engager des hommes qui possèdent déjà ces compétences, et seules les familles aisées pouvaient offrir cette éducation à leurs fils. Ces familles de guerriers sont surnommées : buke.
Pendant cette période, le système fiscal régressif entraîne un transfert de richesse de la cour impériale vers les propriétaires fonciers provinciaux. Au cours des VIIe et VIIIe siècles un nombre croissant de familles fait l'acquisition des domaines exonérés d'impôts, d'une part, grâce à leurs relations avec la cour impériale. D'autre part, l'empereur accorde des exemptions fiscales aux terres récupérées sur les terres sauvages. De nombreux fermiers joignent leurs terres à ces domaines pour bénéficier de l'exonération fiscale. D'autres se marient dans la noblesse. Il en résulte le manque de fonds pour le trésor imperial et donc son incapacité de maintenir l'ordre public dans les provinces.
L'empereur alors délègue la tâche aux familles de propriétaires terriens dans les provinces. Ces familles de guerriers deviennent de plus en plus puissantes, jusqu'à ce qu'elles arrachent le pouvoir de l'empereur vers la fin du XIIe siècle.
Ère Heian
[modifier | modifier le code]« Devant l’effacement de l’état impérial et la montée de l’insécurité […], la militarisation de ces notables devient la norme […] ils commencèrent à regrouper des hommes d'armes entrainés [tsuwamono], en créant des bandes de guerriers [bushidan] dans le cadre des relations familiales. […] La guerre privée devint alors le meilleur moyen de régler un différend avec son voisin. […]. On assista alors, au cours des XIe et XIIe siècles à la montée puis à l'hégémonie […] d'une couche sociale de spécialistes de la guerre, désigné sous le nom de Bushi (guerriers) ou samouraïs. […] caractérisaient par des liens d'hommes à hommes, notamment de relations de vassalité, et, imposaient un système de privilèges hiérarchisés sur la terre. […]. Une féodalité dans la rizière en quelque sorte. À la fin du XIIe siècle, ces guerriers se regroupèrent dans deux organisations vassaliques majeures : les Taira et les Minamoto[2]. »
— Shin'ichi Saeki et Pierre-François Souyri, Samouraïs, 2017.
Si l'ère Heian est pour la cour impériale une période de paix et de prospérité, les provinces, en revanche, étaient secouées de révoltes paysannes dues aux lourds impôts, réprimées par les kokushi (gouverneurs de provinces nommés par le gouvernement impérial). Les petits fermiers se placèrent sous la protection de puissantes familles de propriétaires terriens, qui s'enrichirent et furent bientôt en mesure de recruter des armées privées, constituées de guerriers professionnels, ainsi que de simples civils (paysans, artisans, citadins).
Ces armées conféraient une certaine puissance et une indépendance grandissante à ces propriétaires terriens, riches et dénigrés par l'aristocratie de Kyōto. Elles leur permettaient de défendre leurs terres contre les menaces diverses et de s'étendre aux dépens de leurs voisins. De plus, certains tentaient de se dégager de la tutelle du gouvernement central, ce qui provoqua des révoltes auxquelles prirent part certains des premiers gouvernements samouraïs.
Premières rébellions
[modifier | modifier le code]En 935, Taira no Masakado, gouverneur de la province de Shimosa, tua son oncle Kunika et rallia à lui de nombreux guerriers, gagnant ainsi le contrôle de la quasi-totalité du Kantō et s'autoproclama empereur en 939. La même année, sur les côtes de la mer intérieure, Fujiwara no Sumitomo rassembla des wakō (pirates) et se révolta également.
Le gouvernement n'eut pas de mal à réprimer ces premières révoltes samouraïs, se contentant d'engager d'autres clans pour lutter contre les premiers, lors de ce qui fut désigné comme rébellion de Jōhei Tengyō.
En 1028, Taira no Tadatsune se révolta également et prit le contrôle du Kantō. La cour tarda alors à réagir, selon Louis Frédéric (Le Japon, dictionnaire et civilisation, [p. 1073]), « les forces impériales [étaient] trop faibles pour intervenir efficacement contre lui ». Au bout de quatre mois, cependant, la cour envoya contre lui Taira no Naokata, qui fut vaincu. En 1031, Minamoto no Yorinobu se joignit aux forces de pacification impériale, obligea Tadatsune à se rendre, et prit le contrôle du Kantō.
Par la suite, les familles de samouraïs les plus influentes, notamment les Taira et les Minamoto, furent appelées à la cour pour assurer la sécurité de l'empereur et de l'aristocratie, avec qui elles tissèrent peu à peu des liens, bien que gardant un statut très inférieur. Les jōkō, notamment, s'entouraient de gardes du corps samouraïs à demeure dans leur palais, les hokumen no bushi (« samouraïs du côté nord »).
Guerres dans le nord de Honshū
[modifier | modifier le code]Dans les provinces du Tōhoku, la partie nord de l'île de Honshū, plus récemment colonisée et loin de la capitale, des seigneurs tentaient d'échapper à l'influence de la cour.
En 1051, Abe no Yoritoki se souleva et la province de Mutsu fut secouée par les affrontements de la guerre de Zenkunen, qui dura en réalité jusqu'en 1062, le général des forces impériales, Minamoto no Yoriyoshi (fils de Yorinobu) ayant fait appel au clan Kiyohara de la province de Dewa. La cour attribua les biens du clan Abe à ces derniers, et, lorsqu'en 1083, Minamoto no Yoshiie, fils de Yoriyoshi, fut nommé juge dans une querelle interne des Kiyohara, il en profita pour les anéantir au cours de la guerre de Gosannen. Estimant qu'il avait agi pour des raisons personnelles, la cour refusa de lui attribuer une récompense et il dut prélever des parcelles sur son propre domaine pour payer ses hommes. Selon Mitsuo Kure (Samouraïs, p. 14), cet acte le rendit très populaire et de nombreuses familles de samouraïs se mirent à son service.
Intrigues à la cour
[modifier | modifier le code]Ces premières rébellions samouraïs, actions isolées et menées loin de la cour, eurent finalement peu d'impact dans l'arrivée au pouvoir à la fin du XIIe siècle. En revanche, les clans de samouraïs présents à la cour tirèrent parti de la lutte de pouvoir entre l'empereur Go-Shirakawa et l'empereur retiré Sutoku en 1156. À l'issue de la rébellion de Hōgen, l'influence des régents Fujiwara diminua considérablement et les clans Taira et Minamoto parvinrent à gagner des positions importantes à la cour.
En 1159, lorsque Minamoto no Yoshitomo et Fujiwara no Nobuyori tentèrent un coup d'État connu sous le nom de rébellion de Heiji, Taira no Kiyomori écrasa les Minamoto, massacrant une bonne partie du clan et entama une ascension qui l'amena en 1167 au poste de dajō-daijin, premier ministre.
En 1180 éclata la guerre de Genpei, une guerre de succession au trône impérial, les Minamoto reconstitués soutenant un candidat différent de celui des Taira. Au terme de cinq années de guerre, les Taira furent finalement éliminés et Minamoto no Yoritomo mit en place le premier bakufu, avant d'être nommé shogun en 1192. Pour la première fois, le Japon était dirigé par des samouraïs et le resta jusqu'en 1868.
Réincarnation en crabes
[modifier | modifier le code]En 1185, les clans Taira et Minamoto s'affrontent dans la baie de Dan-no-ura. Lors de cette bataille décisive, le jeune empereur Antoku, âgé de six ans, sentant la défaite finale, plonge dans les eaux avec sa grand-mère pour se donner la mort plutôt que de subir le déshonneur d'une capture. Plusieurs samouraïs imitent son geste.
La légende prétend que les guerriers Taira se sont réincarnés en crabes, d'où cet ornement qu'on retrouve quelquefois sur des casques de samouraïs. Encore aujourd'hui, les pêcheurs qui attrapent des crabes dont la carapace évoque un visage les rejettent à l'eau[3]. Il s'agit en fait d'une espèce endémique : le heikegani, dont l’aspect proviendrait d’une sélection artificielle par cette coutume.[réf. souhaitée]
Avènement des Tokugawa
[modifier | modifier le code]Collection Borghese, Rome.
Après leur victoire, les Minamoto « fondèrent en 1185 un nouveau régime politique à Kamakura dans les provinces orientales […]. Le chef de ce régime, le Shôgun, fut reconnu par l’empereur comme seul responsable de l’ordre militaire et policier. […] Le Shogunat se déplaça à Kyoto vers 1336 et s'installa en 1378 définitivement dans le quartier de Muromachi […]. Cette structure bicéphale qui réunit l'est et l'ouest du Japon correspond à une alliance entre la noblesse de la cour de Kyoto, les grands monastères bouddhistes et les grands vassaux guerriers du shôgun […]. Cette alliance fonctionna[4] […] avant son délitement avec les guerres seigneuriales d’Ônin (1467-1477) et laissant place à une franche anarchie politique »[5].
Avec la pacification de la période Edo, la fonction combattante des guerriers diminue et ceux-ci deviennent des fonctionnaires. Ils conservent un aspect guerrier pour les cérémonies et s'intéressent aux arts (surtout l'écriture). Probablement pour se redonner de la valeur, ils codifient des règles strictes sous le nom de bushido (« voie du guerrier », mise en place dès le XVIe siècle), tel le suicide rituel du seppuku — aussi connu sous le nom de « hara-kiri » (littéralement « ouvrir le ventre ») — qui a été interdit à certaines périodes par le shogun (seigneur militaire du Japon).
En effet, pour sauvegarder son honneur, un samouraï devait se faire seppuku s'il arrivait malheur à son maître, à sa famille, ou simplement s'il avait commis une faute grave, son seigneur pouvait lui commander à n'importe quel moment le seppuku s'il ne s'estimait pas satisfait de son service. Ce rite provoquait parfois des ravages dans les rangs des samouraïs.
À la fin du XVIIIe siècle, les samouraïs représentent environ 7 % de la population japonaise[6].
Ère Meiji et fin des samouraïs
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En 1853, les États-Unis envoient une flotte de navires commandés par le commodore Matthew Perry pour forcer le Japon à ouvrir ses frontières au commerce.
Les Japonais ne sont pas en mesure de résister et ils craignent une invasion éventuelle. Ils se modernisent alors leurs forces militaires.
Les Japonais constatent que les armées des États-Unis et d'Europe n'ont pas d'équivalent aux samouraïs, car tous les soldats occidentaux utilisent des armes à feu. Ils se souviennent que les arquebusiers ashigaru ont été employés en grand nombre durant les guerres Sengoku, car un paysan pouvait apprendre à manier l'arquebuse en une semaine d'entraînement environ, ce qui avait rendu les samouraïs moins importants sur le champ de bataille.
Les fusils du XIXe siècle sont tout aussi faciles à utiliser, voire davantage. Les manuels d'entraînement de l'époque indiquent qu'il fallait environ deux semaines pour faire d'une recrue un tireur efficace. Les armes à feu du XIXe siècle représentent un progrès considérable, tant en létalité qu'en polyvalence. La baïonnette permet d'utiliser un fusil comme une lance, ce qui dispense les tireurs de protection par des lanciers. Le canon rayé offre aux armes à feu une précision et une portée accrues. L'invention des fusils à chargement par la culasse et les cartouches métalliques leur conférent une cadence de tir bien meilleure. Les munitions sont fiables, même par temps de pluie, évinçant ainsi les archers. L'épée était l'arme de poing de l'époque médiévale. Les fusils à mèche étaient alors inadaptés à la défense personnelle car il fallait allumer et amorcer la mèche, une opération qui prenait du temps.
Après 1853, les Japonais découvrent les revolvers et les derringers. Ces armes peuvent être distribuées aux gardes du corps et aux agents de police. Les armes traditionnelles de la guerre japonaise, dont la maîtrise exige des années d'entraînement, sont désormais obsolètes. Le Japon n'a donc plus besoin d'hommes qui consacrent leur vie à l'entraînement martial, comme le faisaient les samouraïs autrefois.
Les Japonais comprennent qu'ils doivent également abandonner la féodalité pour le capitalisme afin de pouvoir industrialiser et construire une armée moderne. Entre 1869 et 1871, les daimyos sont dépouillés de leurs terres et de leurs titres. La plupart d'entre eux reçoivent en échange des pensions généreuses, d'autres des positions dans l'administration Meiji. Cela rend les samouraïs sans maîtres, sans autorité, selon la tradition. La plupart d'entre-eux accepte ces réformes. Beaucoup sont intégrés dans l'administration Meiji, d'autres dans le système d'éducation publique. Pendant la période Edo, beaucoup de samouraïs travaillaient comme bureaucrates puisque ce fut une période de paix et un ajustement facile.
Une partie des samouraïs se révolte à la suite de changements de statut. Ils sont écrasés par l'armée impériale en 1874, puis lors de la rébellion de Satsuma en 1877. Il fut décidé de conserver l'héritage culturel des différents arts utilisés par les samouraïs, dans la Dai Nippon Butoku Kai créée en 1895.
Une autre partie rejoint le Mouvement pour la liberté et les droits du peuple d'Itagaki Taisuke, qui contraint le gouvernement à créer une assemblée nationale. La majorité des élus de la première Chambre des représentants en 1890 sont d'anciens roturiers (heimin), les samouraïs élus sont une minorité[7].
Religions
[modifier | modifier le code]Plusieurs religions sont associées au mode de vie des samouraïs.
Le bouddhisme zen a fortement influencé les samouraïs[8]. Le samouraï Suzuki Shōsan, par exemple , est devenu moine zen à 42 ans.
En 1913, le moine Kaiten Nukariya a écrit un ouvrage sur cette influence du zen : (en) The Religion of the Samurai A Study of Zen Philosophy and Discipline in China and Japan[9].
Le shintoïsme a eu également une certaine influence[10], ainsi que le confucianisme[11].
Éducation du jeune samouraï
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Dans la tradition samouraï, un fils de samouraï était soumis à une discipline stricte. Le temps des caresses maternelles était court. Avant même d'avoir vêtu son premier pantalon, le futur guerrier était soustrait aux tendres contacts et il apprenait à réprimer les élans affectueux de l'enfance. Tout plaisir oisif était rigoureusement mesuré et le confort lui-même proscrit, sauf en cas de maladie. Ainsi, dès le moment où l’enfant savait parler, il lui était enjoint de considérer le devoir comme le seul guide de son existence, le contrôle de soi comme la première règle de conduite, la souffrance et la mort comme des accidents sans importance du point de vue individuel.
Cette éducation austère s'accompagnait d'impératifs destinés à développer une impassibilité totale, dont l'enfant ne devait jamais se départir, hormis dans l'intimité de la maison. Les garçonnets étaient accoutumés à la vue du sang en étant forcés à assister à des exécutions. Ils ne devaient manifester aucune émotion. De retour chez eux, ils étaient obligés de manger un grand plat de riz coloré en rouge sang par l'adjonction d'un jus de prunes salées, afin de réprimer tout sentiment de répulsion. Des épreuves pénibles pouvaient être imposées, même aux jeunes enfants. À titre d'exemple, ils devaient se rendre seuls, à minuit, sur les lieux du supplice, et en rapporter la tête d'un des condamnés pour preuve de leur courage. En effet, la crainte des morts était jugée tout aussi méprisable de la part d'un samouraï que celle des vivants. Le jeune samouraï devait apprendre à se prémunir contre toutes les peurs. Dans toutes ces épreuves, la plus parfaite maîtrise de soi était exigée. Aucune fanfaronnade n'était tolérée, ni le moindre signe de lâcheté.
En grandissant, l'enfant devait se satisfaire, en guise de distractions, de ces exercices physiques qui, très vite et pour le restant de ses jours, préparent le samouraï à la guerre : kenjutsu, jujutsu, bajutsu, kyujutsu, respectivement : art du sabre, lutte, art équestre, tir à l'arc. Ses compagnons étaient choisis parmi les fils des domestiques, plus âgés que lui et sélectionnés pour leur habileté dans l'exercice des arts martiaux. Ses repas, abondants, n'étaient pas raffinés ; ses tenues légères étaient rudimentaires, sauf à l'occasion des grandes cérémonies. Lorsqu'il étudiait, en hiver, s'il arrivait qu'il eût si froid aux mains qu'il ne puisse plus se servir de son pinceau, il devait plonger dans l'eau glacée pour rétablir la circulation. Si le gel engourdissait les pieds, il devait courir dans la neige. Plus rigoureux était encore l'entraînement militaire proprement dit : l'enfant apprenait de bonne heure que la petite épée à sa ceinture n'était ni un ornement, ni un jouet.
L'éducation religieuse du jeune samouraï lui apprenait à vénérer les dieux anciens et les esprits de ses ancêtres. Il était initié à la foi et à la philosophie bouddhiques et éduqué dans l'éthique chinoise. Telle koryu (école d'arts martiaux) ou tel clan pouvait promouvoir une vision soit shintoïste, soit bouddhique soit confucianiste. Ainsi la Tenshin shōden katori shintō-ryū incline vers le shintoïsme tandis que la Hyoho niten ichi ryu ouvre son texte majeur sur une invocation à une déité bouddhiste. Celle-ci précise que, s'il faut vénérer les dieux, il ne faut pas pour autant attendre d'eux la victoire.
Peu à peu, à mesure qu'il passait de l'enfance à l'adolescence, la surveillance à laquelle il était soumis s'amenuisait. Le jeune devenait de plus en plus libre d'agir selon son propre jugement, avec la certitude que la moindre erreur ne lui serait pas pardonnée, qu'il se repentirait toute sa vie d'une offense grave et qu'un reproche mérité était plus à redouter que la mort même.
Le samouraï apprenait son métier dans des écoles anciennes dispensant la formation aux armes, à la stratégie, au renseignement et aux divers aspects techniques de la guerre. Ces koryu, écoles anciennes, ont été le cadre qui a façonné l'excellence technique et morale du samouraï.
La voie du samouraï
[modifier | modifier le code]Le bushido (voie du guerrier) est un ensemble de principes (rendus homogènes au début de l'ère Edo, car généralisés aux dépens des nombreux autres codes de conduite préexistants), que devait respecter le samouraï.
D'autres codes de conduite l'ont donc précédé pendant des siècles.
Un ouvrage populaire, vu comme un guide du samouraï est le Hagakure.
Il s’agit d’une compilation des pensées et enseignements de Jōchō Yamamoto, ancien samouraï vassal de Nabeshima Mitsushige.
Différents types de samouraïs
[modifier | modifier le code]Un samouraï n'ayant pas de rattachement à un clan ou à un daimyō (seigneur féodal) était nommé rōnin.
Un samouraï qui était un vassal direct du shogun était appelé hatamoto.
Tous les soldats n'étaient pas samouraïs, ceux-ci constituant une élite équivalant en quelque sorte aux chevaliers européens, ou à des officiers ; l'armée, à partir de la période Kamakura, reposait sur de larges troupes de fantassins, nommés ashigaru et recrutés principalement parmi les paysans.
Armes
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Le samouraï utilisait une quarantaine d'armes, parmi lesquelles le katana, un grand sabre qu'il était le seul à pouvoir porter. Il étudiait les kobudo, les arts martiaux japonais d'avant 1868, dans des écoles d'arts martiaux. Il attribuait une grande importance au katana, suivant ainsi le bushido pour lequel le katana est l'âme du samouraï.
Quand un enfant destiné à devenir Samouraï avait atteint l'âge de 15 ans, il pouvait obtenir un wakizashi (petit sabre) et un nom d'adulte lors d'une cérémonie appelée genpuku (元服). Lors de cette cérémonie, il devenait samouraï et il obtenait aussi le droit de porter un katana.
Une cordelette (souvent fabriquée à partir d'une mèche de cheveux) était souvent nouée à travers un trou dans le tsuba (habituellement prévu pour faire passer le kogatana, stylet rangé dans un compartiment du fourreau), une sorte de sécurité pour katana, permettant de manifester des intentions pacifiques, puisqu'il devenait dès lors impossible de le dégainer sans dénouer d'abord cette sécurité.
Un katana et un wakizashi réunis sont appelés un daisho (littéralement : « grand » et « petit »).
Le wakizashi était « la lame d'honneur » d'un samouraï et il ne quittait jamais son côté. Le samouraï dormait avec l'arme à portée de main et l'emmenait avec lui quand il entrait dans une maison ; il devait laisser ses armes principales dehors.
Le tanto était un petit poignard, et il était porté quelquefois à la place du wakizashi dans un daisho. Il était utilisé quand un samouraï devait se faire seppuku ou hara-kiri (suicide). Placé dans le keikogi (« vêtement d'entraînement »), le tanto se révélait être une arme de poing très utilisée pour les assassinats ou pour les combats rapprochés.
L'arme favorite du samouraï était le yumi (« arc »). Le yumi resta inchangé jusqu'à l'apparition de la poudre à canon et des fusils au XVIe siècle. L'arc composite de style japonais avait une puissance pouvant aller jusqu'à 30 kg (environ 60lbs), même si communément sa puissance avoisinait les 20 kg. Sa taille permettait de lancer divers projectiles comme des flèches-signaux d'une portée efficace de 50 m, voire à plus de 100 m quand la précision n'était pas importante. Il était ordinairement utilisé à pied derrière un tedate (手盾), un grand mur de bambou mobile, ou pouvait même être utilisé à dos de cheval. La coutume de tirer à dos de cheval, yabusame (流鏑馬), est devenue une cérémonie shintoiste.
Le nodachi est un sabre d'aspect similaire au katana. Plus long, il mesure généralement environ 150 cm ; il était réservé aux samouraïs les plus forts. Kikuchiyo, personnage venant du monde paysan, en manipule un dans le film Les Sept Samouraïs. Ce type d'arme est adapté à la lutte contre les unités de cavalerie, et surtout contre les fantassins en armures légères.
Elle ne fut jamais vraiment populaire en raison de la difficulté de son maniement (requérant davantage de force et de dextérité qu'un katana de taille moyenne) et du fait que le naginata remplissait déjà très bien ce rôle. Certains samouraïs les utilisaient, certains par fanfaronnade, à l'instar de nombreux kabuki-mono, et moins souvent en raison de compétences réelles dans son maniement.
Le célèbre Sasaki Kojirô arborait ainsi sa célèbre Monohoshizao, ainsi que Makara Jurōzaemon Naotaka, avec son fameux nodachi, Tarōtachi, mesurant 220 cm pour 4,5 kg (éléments de poignée et autres accessoires exclus).
Au XVe siècle, le yari (lance) est également devenu une arme populaire. Il a remplacé le naginata sur le champ de bataille lorsque la bravoure personnelle est devenue moins importante et les batailles, davantage organisées. Le yari était plus simple à manier et plus mortel qu'un katana. Une charge, à cheval ou à terre, était plus efficace quand une lance était utilisée et offrait plus de 50 % de chances de vaincre un samouraï armé d'un tachi, forme primitive de katana adaptée au combat monté, parfois appelé par erreur daïkatana dans la culture occidentale.
Dans la bataille de Shizugatake, où Shibata Katsuie fut vaincu par Toyotomi Hideyoshi (ou Hashiba Hideyoshi), les « sept lances » de Shizugatake (賤ヶ岳七本槍) ont joué un rôle crucial pour la victoire.
Jusqu'au XVIIIe siècle, le tranchant des lames de katana était essayé sur des condamnés vivants par des bourreaux payés par les samouraïs[12].
Les armes blanches utilisées par les samouraïs ont énormément gagné en qualité au fil des siècles, jusqu'à arriver à une qualité inégalée : les lames forgées selon la tradition japonaise sont encore aujourd'hui les meilleures que l'homme ait faites[réf. nécessaire] sur le plan des qualités physiques, grâce aux techniques complexes de forge et de trempe développées dans le temps par les forgerons d'armes japonais. Le tamahagane, acier spécial obtenu à base de sable ferrugineux nécessitant un gros travail pour en tirer un métal de qualité par des artisans spécialisés respectueux de rituels et techniques précises, le choix du résultat parmi les morceaux de tamahagane au sortir du fourneau avant forgeage déterminent le potentiel de l'arme à naître, qui est ensuite travaillée par plusieurs artisans spécialisés lors de nombreuses étapes pour obtenir l'excellence du savoir-faire artisanal de ces experts vouant leur vie à leur art. De la transformation du sable ferrugineux au forgeage, au ponçage, la trempe, le ponçage final, l'affûtage final : un long processus pour obtenir une arme complexe. L'histoire du développement des plus longues, la multiplicité des modèles anciens à quelques modèles modernes de collection.[réf. nécessaire][source insuffisante][13] illustre cet aspect de l'armement du samouraï.
Accessoires
[modifier | modifier le code]Armure
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Musée national de Tokyo.

Un équipement protecteur passif couvre le samouraï soit partiellement, soit totalement de la tête aux pieds, selon l'époque et selon le modèle.
L'armure, constituée de plusieurs parties, est conçue de manière à ne pas gêner la mobilité du combattant et à lui conserver des capacités telles que de monter à cheval, utiliser un arc et les autres armes habituelles.
Selon l'époque, les armures sont de conceptions différentes, en lien avec les armes utilisées le plus fréquemment. Les armures résistant aux armes blanches avant l'apparition des armes à feu, se distinguent de celles adaptées aux armes à feu.
Bâton de commandement
[modifier | modifier le code]Durant les guerres féodales, plusieurs dizaines de milliers de samouraïs pouvaient être impliqués dans les combats. Il était donc important de trouver un moyen de transmettre les ordres de déplacement. À cette fin, on utilisait un bâton de commandement (saihai) qui pouvait être aperçu de loin. Il était orné à une extrémité d'un faisceau de poils de yak, de lamelles de papier laqué, de lanières de cuir ou de bandelettes de tissu. Le bâton était fixé à l'armure à l'aide d'une corde. Son utilisation remonte aux années 1570.
- Bâton saihai de la période Edo avec des poils de yak.
- Bâton saihai avec des lanières de cuir.
Quelques samouraïs célèbres
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| Nom | Fief | né en | mort en |
|---|---|---|---|
| Minamoto no Yoshitsune | Yamashiro (un ancien nom de Kyoto) | 1159 | 1189 |
| Kenshin Uesugi | Echigo (un ancien nom de Nigata) | 1528 | 1578 |
| Shingen Takeda | Kai (un ancien nom de Yamanashi) | 1522 | 1573 |
| Igawa Mitsunobu | Province de Noto | vers 1530 | ? |
| Hideyoshi Toyotomi | Owari (un ancien nom d'Aichi) | 1536 | 1598 |
| Torii Mototada | 1539 | 1600 | |
| Yukimura Sanada | Shinano (un ancien nom de Nagano) | 1567 | 1615 |
| Sune'emon Torii | Mikawa (près de Nagoya) | 1540 | 1575 |
| Musashi Miyamoto | Aucun (rōnin) | 1584 | 1645 |
| Shirō Amakusa | Shimabara | 1621 | 1638 |
| Shigetsuke Taira | 1639 | 1730 | |
| Tsunetomo Yamamoto | 1659 | 1719 | |
| Heihachirō Ōshio | 1793 | 1837 | |
| Takamori Saigō | Satsuma (ancien nom de Kagoshima) | 1827 | 1877 |
| Isami Kondô | Musashi | 1834 | 1868 |
| Tomoe Gozen | 1157 | 1247 |
On peut également noter :
- les 24 généraux de Shingen Takeda et d'autres groupes de samouraïs ;
- des étrangers au Japon ayant pu devenir samouraïs :
Dans la culture populaire
[modifier | modifier le code]Poésie
[modifier | modifier le code]- « Le Samouraï », poème issu du recueil Les Trophées de José-Maria de Heredia.
Romans
[modifier | modifier le code]- Eiji Yoshikawa, La Pierre et le Sabre (1935).
- Endo Shusaku : L'Extraordinaire voyage du samouraï Hasekara, Buchet-Chastel (1987).
- James Clavell, Shogun (1975).
- Thomas Day, La Voie du sabre (livre-jeu, 1987).
- Lian Hearn, Le Clan des Otori (2002-2008).
- Armand Cabasson, Par l'épée et le sabre, Éditions Thierry Magnier (2007).
- Romain d'Huissier, Seppuku, coll. « Trash » (no 14), Trash éd. (2015).
Cinéma
[modifier | modifier le code]- Rashomon d'Akira Kurosawa (1950).
- Les Sept Samouraïs d'Akira Kurosawa (1954).
- Samurai d'Hiroshi Inagaki (1954).
- Le Château de l'araignée d'Akira Kurosawa (1957).
- La Forteresse cachée d'Akira Kurosawa (1958).
- Le Garde du corps d'Akira Kurosawa (1961).
- Sanjuro d'Akira Kurosawa (1962).
- Hara-kiri de Masaki Kobayashi (1962).
- La Légende de Zatoïchi. Le masseur aveugle de Kenji Misumi (1962).
- Les 13 Tueurs de Eiichi Kudō (1963).
- Les Trois Samouraïs hors-la-loi de Hideo Gosha (1964).
- Dai-bosatsu tōge de Kihachi Okamoto (1966).
- Le Samouraï de Jean-Pierre Melville (1967).
- Rébellion de Masaki Kobayashi (1967).
- Goyokin, l'or du shogun de Hideo Gosha (1969).
- Puni par le ciel de Hideo Gosha (1969).
- Kozure Ōkami (série de films).
- Soleil rouge de Terence Young (1971).
- Le Samouraï et le Shogun de Kinji Fukasaku (1978).
- Shogun ((mini-série, 1980).
- Kagemusha, l'ombre du guerrier d'Akira Kurosawa (1980).
- Ran d'Akira Kurosawa (1985).
- Ninja Scroll de Yoshiaki Kawajiri (1993).
- Princesse Mononoké de Hayao Miyazaki (1997).
- Blade de Stephen Norrington (1998). Utilisation d'un katana et des valeurs zen du combattant.
- Ghost Dog : La Voie du samouraï de Jim Jarmusch (1999).
- Après la pluie de Takashi Koizumi (1999).
- Tabou de Nagisa Ōshima (1999).
- Le Dernier Samouraï d'Edward Zwick (2003).
- Zatoichi de Takeshi Kitano (2003).
- Le Samouraï du crépuscule de Yoji Yamada (2002).
- Sword of the Stranger de Masahiro Andō (2007).
- Samurai Sentai Shinkenger, Ginmakuban : Tenka Wakeme no Tatakai (2009).
- Hara-Kiri : Mort d'un samouraï de Takashi Miike (2011).
- 47 Ronin de Carl Rinsch (2013).
Documentaire
[modifier | modifier le code]Bande dessinée et manga
[modifier | modifier le code]- Stan Sakai, Usagi Yojimbo (depuis 1984).
- Patrick Cothias, Adamov, Le Vent des dieux (1985-2004).
- Bosse, Michetz, Kogaratsu (1988-1999).
- Hiroaki Samura, L'Habitant de l'infini (1993-2002).
- Nobuhiro Watsuki, Kenshin le vagabond (1994-1999).
- Eiichirō Oda, One Piece (depuis 1997).
- Takehiko Inoue, Vagabond, Tonkam (1999).
- Takashi Okazaki, Afro Samurai (1999-2000).
- Akimine Kamijyō, Samurai Deeper Kyo (1999-2008).
- Masashi Kishimoto, Naruto (1999-2014).
- Hideki Mori, Tengu (2001-2002).
- Tite Kubo, Bleach (2001-2016).
- Hideaki Sorachi, Gintama (2003-2019).
- Shinichiro Watanabe, Samurai Champloo (2004).
- Ron Marz, Luke Ross, Jason Keith, L'Âme du samouraï (2004-2007).
- Hub, Okko (depuis 2005).
- Yōsuke Nakamaru, Gamaran (2009-2013).
- Ryōta Yamaguchi, Kochoki (2019).
Jeux de société
[modifier | modifier le code]Jeux de rôle
[modifier | modifier le code]- Le Livre des Cinq Anneaux (1996), jeu de rôle de genre médiéval fantaisiste se déroulant à Rokugan, un empire fantasmé du Japon et de la chine.
- Bushido (1981), jeu de rôle de genre médiéval fantaisiste.
- Tenga (2011), jeu de rôle de genre strictement historique au Japon vers 1585, pendant l'époque Azuchi Momoyama.
Jeux vidéo
[modifier | modifier le code]- Shogun: Total War (2000), genre : stratégie militaire/temps réel.
- Total War: Shogun 2 (2000), genre : stratégie militaire/temps réel.
- Sengoku Jidai: Shadow of the Shogun (2016), genre : stratégie militaire/wargame au tour par tour.
- Ghost of Tsushima (2020).
- Trek to Yomi (2022)
- Ghost of Yōtei (2025)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) « English Reference for tsuwamono (つわもの) », sur jlearn.net (consulté le ).
- ↑ Shin'ichi Saeki et Pierre-françois Souyri, Samouraïs : du "Dit des Heiké" à l'invention du bushidô, Paris, arkhé, , 103 p. (ISBN 978-2-918682-29-5), p. 17-18.
- ↑ Uesugi Kenshin, « Le temps des samouraïs », dans Richard Béliveau, Samouraïs, Les Éditions Libre Expression, 2012 (ISBN 978-2-7648-0783-5), p. 15-16.
- ↑ Kuroda Toshio, Thése, .
- ↑ Shin'ichi Saeki et Pierre-françois Souyri, Samouraïs : du "Dit des Heiké" à l'invention du bushidô, Paris, Arkhé, , 103 p. (ISBN 978-2-918682-29-5), P18.
- ↑ Hiroyuki Ninomiya (préf. Pierre-François Souyri), Le Japon pré-moderne : 1573-1867, Paris, CNRS Éditions, coll. « Réseau Asie », (1re éd. 1990), 231 p. (ISBN 978-2-271-09427-8, présentation en ligne), chap. 5 (« La culture et la société »).
- ↑ Atsushi Kawai, « Aux origines du capitalisme moderne japonais : les hommes d’affaires Iwasaki Yatarô et Shibusawa Eiichi », sur Nippon.com, (consulté le ).
- ↑ Thomas Cleary, La Voie du samouraï, Seuil, .
- ↑ « The Religion of the Samurai Index », sur www.sacred-texts.com (consulté le ).
- ↑ « Le code du Bushido », sur Gctm.free.fr (consulté le ).
- ↑ « Le confucianisme », sur Culturedujapon.e-monsite.com (consulté le ).
- ↑ Les Samouraïs [ Samurai Headhunters ], de John Wate, de Urban Canyons, Smitshonian Channel, Arte, UKTV et ZDF Enterprises, Arte, 25 janvier 2014 [présentation en ligne], de 0 h 09 min 30 s à 0 h 10 min 30 s : présentation en anglais sur les sites du réalisateur et du producteur.
- ↑ Documentaire Arte : Katana, le sabre des samouraïs
- ↑ « La légende retrouvée de Yasuke, le premier samouraï noir du Japon », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ https://www.netflix.com/ch-en/title/80237990?preventIntent=true
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Littérature
[modifier | modifier le code]- Richard Béliveau, Samouraïs, Les Éditions Libre Expression, 2012 (ISBN 978-2-7648-0783-5)
- Pascal Fauliot, Contes des sages samouraïs, Seuil, 2011.* Cyril Flautat, William Adams, le samouraï des mers, Éditions du Jasmin, 2013 (ISBN 978-2-35284-115-9)
- Dale Furutani, La Promesse du samourai.
- Dale Furutani, Vengeance au pays de jade.
- Dale Furutani, Menace sur le shogun.
- Inazo Nitobe, Bushido, l'âme du Japon (ISBN 978-2-84617-011-6)
- David Kirk, Le Samouraï, Éditions Albin Michel, 2014.
- Julien Peltier, Samouraïs. 10 destins incroyables, Economica, 2016.
- Nicolas Poy-Tardieu, Le Syndrome du samouraï, Éditions de l’éveil, 2011 (ISBN 978-2-91279-549-6) [présentation en ligne].
- Shigetsuke Taira, Budō shōshin shū. Le code du jeune samouraï (ISBN 978-2-84617-102-1)
- Yamamoto Tsunetomo, Hagakure ou Le Livre du samouraï, une série de textes écrits par un samouraï du XVIIIe siècle.
- Yoshikawa Eiji, Musashi.
- Yoshikawa Eiji, La Pierre et le Sabre.
Essais et ouvrages historiques
[modifier | modifier le code]- Benjamin Brillaud (dir.), Les Samouraïs, Paris, Taillandier, coll. « Texto »,
- Robert Calvet , Une histoire des samouraïs, Larousse, 2009 (ISBN 978-2-03-583984-8) ; rééd. 2012 (ISBN 978-2-03-587638-6) et Au temps des samouraïs, 2015 (ISBN 978-2-215-15535-5) avec un DVD.
- Jean-Christophe Carbonnier, Daimyo. Seigneurs de la guerre au Japon, Musée national des arts asiatiques-Guimet, ToriiLinks, 2018, 253 p. (ISBN 978-2952000697).
- Hélène Capodano Cordonnier, Aurélie Samuel, Samouraï. De la guerre à la voie des arts, Snoeck éd., 2017 (ISBN 978-9461613660)
- Thomas D. Conlan, Samouraï : techniques de bataille et armement du XIIIe au XIXe siècle, ETAI-Du May, 2008, 221 p. (ISBN 9782841021338).
- Lafcadio Hearn, Kokoro, Minerve, 1989. [présentation en ligne].
- Misuo Kure, Samouraïs, Philippe Picquier, 2004, 191 p. (ISBN 9782877306621).
- Dominique Martel, Shogun. Le pouvoir de la guerre, Pardès, 1991, 281 p. (ISBN 2-86714-107-9).
- Yukio Mishima, Le Japon moderne et l'éthique samouraï (1967). Cet ouvrage théorique comporte en annexe des extraits du Hagakure.
- Inazo Nitobe, Bushidō, l'âme du Japon, Budo éditions, 1899. Format Kindle, 2016, 151 p.
- C. Parvulesco, Samouraï et kamikaze, la tradition guerrière au Japon, ETAI, 2009.
- Julien Peltier, Le Crépuscule des samouraïs. L'âge d'or des guerriers japonais au tournant du XVIIe siècle, Economica, 2010.
- Julien Peltier, Une autre histoire des samouraïs, Perrin, 2023.
- Steve Serafino, « Les derniers samouraïs : une histoire de la modernisation de l'armée japonaise », dans La Revue d'Histoire Militaire, Les Lilas, La Revue d'Histoire Militaire, 2018 (lire en ligne).
- Pierre François Souyri, Samouraïs. Du dit des heiké à l'invention du bushidô, Paris, Les éditions arkhê, coll. « Homo Historicus », , 128 p. (ISBN 978-2-918682-29-5).
- Pierre François Souyri, Les Guerriers dans la rizière. La grande épopée des samouraïs, Flammarion, 2017, 383 p. (ISBN 978-2-0813-9250-2).
- Pierre-François Souyri, Samouraï : 1 000 ans d'histoire du Japon, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014, 263 p. [présentation en ligne].
- Clive Sinclare, Samouraï. Les armes et l'esprit du guerrier japonais, ETAI - Du May, 2005, 143 p. (ISBN 9782726894316).
- Stephen Turnbull, Les Samouraïs, Gremese, 2019, 208 p. (ISBN 978-2-36677-219-7).
Ressource radiophonique
[modifier | modifier le code]- Jean-Noël Jeanneney, « Ninjas et samouraïs : l'ombre et l'éclat » [audio], émission Concordance des temps (59 min), France Culture, . Entretien avec l’historien Pierre François Souyri, spécialiste de l'histoire du Japon.
Expositions
[modifier | modifier le code]- Samouraï, de la guerre à la voie des arts : Nice, Musée des Arts asiatiques, 2017-2018 (présentation en ligne : ) (Catalogue, Hélène Capodano Cordonnier et Aurélie Samuel dir. (ISBN 978-94-6161-366-0))
- Samourai, armures de guerriers : Musée du quai Branly, 2012
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Biographies de samouraïs dans la catégorie
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la bande dessinée :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :

