Parcé
| Parcé | |||||
Panneau routier bilingue gallo-français à l'entrée de Parcé | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Fougères-Vitré | ||||
| Intercommunalité | Fougères Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Laurent Legendre 2026-2032 |
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| Code postal | 35210 | ||||
| Code commune | 35214 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
657 hab. (2023 |
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| Densité | 39 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 16′ 23″ nord, 1° 12′ 01″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 73 m Max. 166 m |
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| Superficie | 16,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Fougères (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fougères-1 | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.parce.fr | ||||
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Parcé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 657 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Couvrant une superficie de 1 688 hectares, la commune est située dans l'arrondissement de Fougères-Vitré et dans le canton de Fougères-Sud. Elle fait partie traditionnellement du Vendelais.
Communes limitrophes
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Relief
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne et la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Vilaine et le Couesnon traverse le finage communal. Parcé est drainé par la Cantache, le Général, le Muez (appelé aussi Ruisseau des Prés Maigres pour sa partie située en amont de l'étang de Muez), le ruisseau de Vallet[1], le ruisseau des Prairies[2] et le ruisseau du Moulin de gasselin[3],[4],[Carte 1].
La Cantache, d'une longueur de 36 km, prend sa source dans la commune de Saint-Pierre-des-Landes et se jette dans la Vilaine à Saint-Aubin-des-Landes, après avoir traversé 13 communes[5].
Le Général, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Montreuil-des-Landes et se jette dans le Couesnon à Rives-du-Couesnon, après avoir traversé cinq communes[6]. Ce cours d'eau sert de limite communale avec Montreuil-des-Landes.
Le Muez, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Couesnon à Billé, après avoir traversé quatre communes[7]. Ce cours d'eau ser de limite communale avec Luitré (désormais Luitré-Dompierre) et Javené.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de Muez, d'une superficie totale de 8 ha (3,69 ha sur la commune)[Carte 1],[8].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 859 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à 9 km à vol d'oiseau[15], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Parcé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[19]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,2 %), zones agricoles hétérogènes (34,4 %), prairies (14,5 %), zones urbanisées (1,7 %), forêts (0,2 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Attestations anciennes[23],[24] :
de Parraceio (1254)
Parciacum, Paeceyum (1513)
Paracé (1579)
Étymologie:
Il s'agit d'un nom de domaine gallo-romain dérivé de l'anthroponyme latin Pa(t)rius[25].
Le nom de la commune est Parczae en gallo.
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]La paroisse de Parcé existe dès le XIIIe siècle ; elle relevait alors de la châtellenie de Châtillon-en-Vendelais, propriété des barons de Vitré[26].
En 1254 Guillaume Soubric, seigneur de Larchapt, acheta de Geoffroy de Malenoë, dans le fief de Châtillon, certaines portions des dîmes de la paroisse de Parcé : c'est la première trace écrite de l'existence de la paroisse de Parcé, mais l'existence de celle-ci est probablement bien antérieure[27].
Une motte féodale est située au lieu-dit Champassault.
La terre seigneuriale de Mué relevait de celle de Malenoë, en Saint-Christophe-des-Bois, qui appartenait du XIe siècle au XVIIIe siècle à la famille de Malenoë, puis à la famille de Farcy. Le seigneur de Malenoë était considéré comme fondateur et prééminencier de l'église paroissiale, mais la supériorité était celle du site de Châtillon dont le blason se trouvait placé dans l'église au-dessus des armoiries des seigneurs de Malenoë. L'église paroissiale se composait d'une seule nef construite vers le XVe siècle et se terminait par un chevet droit ouvert d'une petite fenêtre de style flamboyant ; un arc de triomphe séparait la nef du chœur. Les seigneurs de Mué y avaient banc et enfeu dans le chœur, du côté de l'Évangile ; les seigneurs de Vau-Houdin aussi, du côté de l'Épitre ; les seigneurs de Villorée avaient aussi leur enfeu dans l'église. Une litre, formant un banc de pierre, faisait partiellement à l'extérieur le tour de l'église[27].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Selon Amédée Guillotin de Corson il existe en Parcé un village appelé "l'Abbaye", qui formait au XVIe siècle une terre noble ; ce devait être à l'origine le lieu de quelque monastère dont le nom demeure oublié[27]. Le maître-autel de l'église paroissiale fut construit en 1668 : Jacques de Farcy, seigneur de Mué et de la Ville-Dubois, y paça la première pierre et y fit graver ses armoiries. En 1736 furent érigés les deux autels de Notre-Dame et de saint Étienne, aux extrémités de l'arc de triomphe. Une confrérie du Saint-Nom de Jésus y fut créée en 1737 ; le pape Clément XII lui accorda des indulgences[27].

Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, La Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »[28].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Parcé en 1778 :
« Parcé ; sur une hauteur ; à 8 lieues trois quarts à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché ; et à une lieue trois quarts de Fougères, sa subdélégation et le ressort de sa haute et moyenne justice. On y compte 1 300 communiants[Note 5] : la cure edt à l'Ordinaire. Le terroir est fertile et très exactement cultivé : on y voit le château de Vauxhoudin, auprès duquel se trouve un bois, le seul qui soit dans la paroisse. Les autres maisons nobles sont le Plessis et la Pierre[29]. »
Révolution française
[modifier | modifier le code]L'assemblée électorale des paroissiens en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le au lieu ordinaire des délibérations [probablement l'église] sous la présidence de Jean-Mathurin Geslin de la Rallerie, sénéchal de la juridiction de Mué, en présence de 33 paroissiens ; Jean-Louis Gavard et Michel Duclos furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Fougères ; un cahier de doléances en 15 points fut rédigé, signé par 18 des paroissiens présents ; il demande entre autres l'allègement des corvées dues par les paroissiens pour l'entretien de la grande route de Fougères à Vitré, la suppression de la sujétion aux moulins banaux (notamment détenus par le baron de Vitré), l'arrêt de la clôture de plus en plus fréquente des biens communaux (de plus en plus afféagés par le baron de Vitré et le seigneur de Boislehoux au profit de quelques personnes), l'allègement des dîmes et la suppression de l'obligation de fournir des miliciens[30].
À l'automne 1790 le procureur de la commune de Parcé, Jean-Charles Duronceray, pro-révolutionnaire, s'opposa vivement au maire Jean-Louis Gavard[31].
Parcé fut un temps chef-lieu de canton entre 1793 et 1801[32], année où la commune fut rattachée au canton de Fougères-Sud jusqu'à la réforme administrative de 2015 (canton de Fougères-2 désormais).
Les trois prêtres présents dans la paroisse, dont le recteur Julien Le Saulnier, refusèrent de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et devinrent donc des prêtres réfractaires : deux prêtres constitutionnels furent successivement nommés pour les remplacer, mais ne furent point acceptés par les paroissiens : le premier, Guérin, ne resta que quelques mois (le presbytère de Parcé fut pillé le par des paysans révoltés) ; le second, André Hubaudière[Note 6], fut tué dans le bourg de Beaucé le [31].
Le , des Chouans commirent des vols à Balazé : le curé constitutionnel de Parcé, de la Hubaudière, écrit le aux administrateurs du district : « les cultivateurs des environs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme qui me paraît assez fondé (...). Vendredi dernier le bruit se répandit que le tocsin avait sonné à Balazé, que les brigands s'étaient jetés sur cette paroisse, qu'une partie des habitants de Châtillon allaient au secours de Balazé, que les autres s'enfuyaient. Le premier officier de cette paroisse, faisant fonction de maire, s'empressa de me prévenir pour que j'eusse à me cacher ; un autre citoyen des confins de cette paroisse du côté de Dompierre m'envoya donner le même avis. Je me bornai à déplacer quelques effets et à quiiter ma maison à dix heures du soir pour coucher ailleurs ; je rentrai chez moi vers sept heures et depuis j'y suis resté sans interrompre les fonctions de mon ministère »[33]. Le maire de Parcé et ses deux parents furent tués par une bande de chouans en représailles car celui-ci avait averti la garnison de Fougères de leur présence[34].
Le , des administrateurs du district de Fougères écrivent : « Les cultivateurs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme. Les brigands sont à Balazé, 15 brigands de la Petite Vendée à la tête desquels sont les Chouans frères. Il semble que ces hommes sont les mêmes que ceux qui firent une incursion à la mi-août dernier sur Montautour, Châtillon, Parcé »[35].
Parcé fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794[36]. La commune est acquise aux Chouans pendant la Révolution, malgré une minorité républicaine. Lors de l'insurrection de , trois patriotes de Parcé, dont le maire de la commune, sont fusillés le par des insurgés à Dompierre-du-Chemin[37]. Une compagnie chouanne est formée, commandée par le capitaine Joseph Bucheron. Quelques affrontements se déroulent sur son territoire comme le Combat de la Vilorais le [38].
La population de la commune fut en partie favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, accompagnée d'un serment de haine à la royauté et à l'anarchie, fêtée à partir de 1795[39].
François Gavard[Note 7], prêtre vicaire à Parcé, puis un temps réfugié dans sa famille à Saint-Ouen-la-Rouërie pendant la Terreur, et redevenu vicaire à Parcé en 1797, fut arrêté en 1799, conduit à Vitré, puis assassiné le par son escorte de colonnes mobiles qui le conduisait à Rennes à la limite entre Servon et Noyal-sur-Vilaine[40].
Le XIXe siècle
[modifier | modifier le code]En , environ 800 chouans prirent les armes dans la région de Vitré, particulièrement aux environs de Parcé, Châtillon et Izé. Plusieurs détachements de la garde nationale de Vitré, du 56e de ligne et du 16e léger les affrontèrent. Le combat de Toucheneau, en date du , aurait fait 80 victimes parmi les Chouans et trois parmi la troupe selon la version officielle[41].
Parcé vers le milieu du XIXe siècle
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A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Parcé en 1853 :
« Parcé (sous l'invocation de saint Pierre) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : le Quartier, les Hautes et Basses-Bêmes, Vauhoudin, la Racinais, la Rouale, la Bays, les Noës, Champassault, Villeray. Maison remarquable : le château de Mué. Maisons notables : le Plessix, les Derouairies. Superficie totale 1 688 hectares, dont (.;) terres labourables 1 090 ha, prés et pâturages 230 ha, bois 48 ha, vergers et jardins 45 ha, landes et incultes 226 ha, étangs 8 ha (..). L'église de Parcé est, moins le chœur, une nef du meilleur goût, et de l'époque du XVe siècle ; mais elle manque de chapelles latérales et il est à désirer, si l'on en construit, qu'on y répète le style général de cette jolie construction. La petite rivière de Mué, qui prend sa source dans l'étang de ce nom, sert de limite à la commune dans presque toute sa partie nord. Géologie :quartzite ; schistes au nord et à l'est. On parle le français [en fait le gallo][42]. »
Le cadastre napoléonien de Parcé (non daté, mais probablement vers 1830) montre un bourg tout petit (une vingtaine de maisons au plus autour de l'église paroissiale et le long de l'actuelle rue du Porche) ; le bourg a grossi essentiellement entre 1850 et 1950 ; le presbytère est reconstruite en 1870 et l'église connait d'importants remaniements dans la seconde moitié du XIXe siècle[43].
Le XXe siècle
[modifier | modifier le code]La Belle Époque
[modifier | modifier le code]- Parcé ː l'église paroissiale au début du XXe siècle (carte postale).
- Parcé ː la Rue de l'église au début du XXe siècle (carte postale).
- Parcé ː la route de Châtillon-en-Vendelais au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale
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Le monument aux morts de Parcé porte les noms de 34 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, 6 sont morts en Belgique (dont 4 le même jour, le : Louis Eoron et Louis Lemonnier à Rossignol, Louis Taligot à Virton et Joseph Masson à Vitrival ; Joseph Saucet le à Langemark et Jean Gaillard le à Boesinghe) ; tous les autres sont morts sur le sol français[44].
L'Entre-deux-Guerres
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts porte aussi le nom d'Émile Delatouche, mort dans un accident ferroviaire à La Loupe (Eure-et-Loir) le alors qu'il revenait de permission[44].
La Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts de Parcé porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale
- 2 (Albert Jousselin et Jean Soudain) sont des soldats tués à l'ennemi lors de la Bataille de France au printemps 1940 ; Joseph Béziel, prêtre, est mort le dans l'hôpital complémentaire de la rue Jean-Macé à Rennes ; Léon Coudray, résistant, déporté, est mort au camp de concentration de Flossenbürg le ; aune précision sur les circonstances du décès de la cinquième victime, Alphonse Poirier[44].
L'après Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Plusieurs lotissements sont construits dans la seconde moitié du XXe siècle et le début du XXIe siècle : la Cité du Noyer et le lotissement des Tilleuls à l'est du bourg et la résidence les Merisiers au sud du bourg. Du coup les anciens écarts de la Raillerie, des Noyers, de la Tuilerie et du Rocher sont désormais presque englobés dans le bourg[43].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Circonscriptions de rattachement
[modifier | modifier le code]Parcé appartient à l'arrondissement de Fougères-Vitré et au canton de Fougères-1 depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, la commune était rattachée au canton de Fougères-Sud.
De 1790 à 1795, la commune fait partie du district de Fougères et est le chef-lieu du canton de Parcé, alors composé des communes de Dompierre du Chemin, Javené et Luitré[45].
En ce qui concerne l'élection des députés, Parcé fait partie de la sixième circonscription d'Ille-et-Vilaine, représentée depuis par Thierry Benoit (app. HOR). Auparavant, elle a successivement appartenu au 5e collège électoral d'Ille-et-Vilaine (Monarchie de Juillet), à la circonscription de Fougères - Vitré (Second Empire), à la circonscription de Fougères (IIIe République) et à la 5e circonscription (1958-1986).
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Depuis sa création le , la commune appartient à Fougères Agglomération. Cette intercommunalité a succédé au District urbain de Fougères, fondé en et renommé District du Pays de Fougères en 1992, puis à Fougères communauté (anciennement Communauté de communes du Pays de Fougères) après la transformation le du district en communauté de communes.
Parcé fait par ailleurs partie du Pays de Fougères.

Administration municipale
[modifier | modifier le code]Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[46].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[53].
En 2023, la commune comptait 657 habitants[Note 27], en évolution de +1,08 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Monuments et vestiges sur la commune
[modifier | modifier le code]La commune n'abrite pas de monument historique. Parmi les éléments marquants de son patrimoine, on peut noter :
- Église paroissiale Saint-Pierre : sa façade occidentale et son chevet datent du XVe siècle, ainsi que sa porte sud ; le transept, les chapelles latérales et la sacristie ont été réalisés entre 1845 et 1849, le clocher a été édifié entre 1878 et 1887 et la flèche du clocher, de style néogothique, fut posée en 1886[56]. L'église possède un important mobilier religieux, notamment le maître-autel< surmonté d'un retable Renaissance en pierre et marbre date de 1668 (il est classé monument historique) ; il porte les armes des de Farcy, seigneurs de Malnoë et de Mué, qui y jouissaient sous l'Ancien Régime des droits de prééminence ; les autels latéraux de Notre-Dame et de saint Étienne datent de 1736 (œuvres de Jen-Antoine Denmat, sculpteur à Rennes[57] ;
<
- L'église Saint-Pierre : vue extérieure d'ensemble.
- Clocher-tour et flanc nord de la nef.
- Crossette.
- Porte.
- Portail de l'ancien presbytère : seule partie subsistante de l'ancien presbytère démoli au XIXe siècle car menaçant ruine[58] ;
- Grotte religieuse.
- Croix en pierre à l'entrée du bourg (en direction de Fougères et Luitré).
- Forge située dans le centre-bourg à côté de l'étang (visitable).
- Château de Mué : de plan rectangulaire, le château actuel date de la fin du XIXe siècle[59] ;
- Manoir du Plessis [Plessis-Hardy] : il date de la seconde moitié du XVIe siècle[60] ;
- Manoir des Dérouaries (XVIIIe siècle, remanié au XIXe siècle)[61].
- Manoir de la Raillerie (XVIIIe siècle)[62] ;
- Manoir de Vau-Houdin (XVIIIe siècle et 1773 pour le logis principal)[63] ;
Lieux de promenade ou de divertissement
[modifier | modifier le code]- Les Landes de Jaunousse : site naturel départemental[64].
- Circuit découverte de la commune et de son passé (chemin de 10 km).
- L'étang : terrain à boules, jeux, pêche.
- Terrain de football.
- Terrain de bi-cross.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]
Kortenberg (Belgique) depuis 1993.
Culture
[modifier | modifier le code]- Prix Froger-Ferron : festival de musiques et danses traditionnelles, concours d'accordéon et concerts, tous les ans en septembre depuis 1984, sur le site des Landes de Jaunousse.
- Fête du blé noir.
- La Granjagoul[65] : maison du patrimoine oral en Haute-Bretagne, centre de ressources et d'animations autour de la culture gallèse réalisée par Fougères communauté[66]. Inaugurée officiellement le .
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Personnes en âge de communier.
- 1 2 André Hubaudière, né le à Parcé, tué le à Beaucé.
- ↑ François Gavard, né le à Saint-Ouen-la-Rouërie, décédé le
- ↑ Jean Louis Gavard, né le au Rocher en Saint-Marc-le-Blanc, décédé le à La Rue en Parcé.
- ↑ Jullien Perrin, né le au Bas Marais en Dompierre-du-Chemin, décédé le à Villeray en Parcé.
- ↑ Noël Cherel, né le à Javené, décédé le à Parcé.
- ↑ Julien Bucheron, né le à Parcé, décédé le à Parcé.
- ↑ Joseph Julien Bucheron, né le à Parcé, décédé le à Parcé.
- ↑ Romain Alexandre Richard, né le à Javené, décédé le à Fougères.
- ↑ Claude Hubert Viard, né le à Mussy-sur-Seine (Aube), décédé le à Parcé
- ↑ Michel Liger, né le à la Haie de Terre en Parcé, décédé le à Derouarie en Parcé.
- ↑ Jean Louis Pierre Gavard, baptisé le à Parcé, décédé le à Parcé.
- ↑ Julien René Bucheron, né le à Parcé, décédé le à Parcé.
- ↑ Joseph Toussaint Baglin, né le à Fougères, décédé le à Parcé.
- ↑ Michel Liger, né le à Parcé, décédé le à Parcé.
- ↑ Louis Guillaume, né le à Luitré, décédé le à Parcé.
- ↑ Pierre Jolivet, né le à Taillis, décédé le à Parcé.
- ↑ Pierre Jean Marie Domagné, né le à Parcé, décédé.
- ↑ Pierre Julien Jolivet, né le à Parcé, décédé le à Parcé (Geneanet)
- ↑ Lézin Paul Gallais, né le à Luitré, décédé le à Parcé (Geneanet)
- ↑ Lézin Henri Gallais, né le à Parcé, décédé le à Fougères (Geneanet)
- ↑ Lézin Gallais, né vers 1942.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Réseau hydrographique de Parcé » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Vallet »
- ↑ Sandre, « le ruisseau des Prairies »
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Moulin de gasselin »
- ↑ « Fiche communale de Parcé », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Cantache ».
- ↑ Sandre, « le Général ».
- ↑ Sandre, « le Muez ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Parcé et Fougères », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Fougeres », sur la commune de Fougères - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Fougeres », sur la commune de Fougères - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Parcé ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Fougères », sur insee.fr (consulté le ).
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- ↑ Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuis, "De la Révolution à la Chouannerie", Nouvelle bibliothèque scientifique, Flammarion, 1988,[ (ISBN 2-08-211173-3)]
- ↑ Jean-Baptiste Kléber et Henri Baguenier-Desormeaux, "Kléber en Vendée (1793-1794) / documents publiés, pour la Société d'histoire contemporaine", 1907, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111939x/f461.image.r=Saint-Aubin-des-Landes
- ↑ Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie', p. 32-37.
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- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Église paroissiale Saint-Pierre », notice no IA00006884, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Isabelle Barbedor et Véronique Orain, « Église paroissiale Saint-Pierre (Parcé) », sur patrimoine.bzh, 1969 et 1994 (consulté le ). et Erwana L'Haridon, « Le patrimoine mobilier de l'église, Eglise paroissiale Saint-Pierre (Parcé) », sur patrimoine.bzh, 1973 et 2006 (consulté le ).
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- ↑ Isabelle Barbedor et Véronique Orain, « Château de Mué (Parcé) », sur patrimoine.bzh, 1969 et 1994 (consulté le ).
- ↑ Frédéric Déan, « Manoir du Plessis (Parcé) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ Frédéric Déan et Jean-Pierre Ducouret, « Manoir des Dérouaries (Parcé) », sur patrimoine.bzh, 1979 et 2014 (consulté le ).
- ↑ Jean-Pierre Ducouret et Frédéric Déan, « Manoir de la Raillerie (Parcé) », sur patrimoine.bzh, 1979 et 2014 (consulté le ).
- ↑ Jean-Pierre Ducouret et Frédéric Déan, « Manoir de Vau-Houdin (Parcé) », sur patrimoine.bzh, 1979 et 2014 (consulté le ).
- ↑ Fiche de présentation sur le site du conseil général
- ↑ Site de la Granjagoul
- ↑ Nous Vous Ille, juillet-septembre 2008
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site municipal
- Résumé statistique de Parcé sur le site de l'Insee
- Inventaire préliminaire du conseil régional
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
