L'Évoissons, d'une longueur de 25 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Selle à Conty, après avoir traversé douze communes[6].
La rivière de Poix, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Évoissons à Frémontiers, après avoir traversé neuf communes[7].
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) «Somme aval et Cours d'eau côtiers». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Somme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[8].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an); forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80% en hiver), vents forts fréquents[12]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8°C, avec une amplitude thermique annuelle de 14°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 837 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Arnoult à 11 km à vol d'oiseau[15], est de 10,4°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 797,2 mm[16],[17].
La température maximale relevée sur cette station est de 40,6°C, atteinte le ; la température minimale est de −13°C, atteinte le [Note 4].
Au , Hescamps est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,6% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (71,4%), prairies (11,7%), forêts (7,9%), zones agricoles hétérogènes (7,5%), zones urbanisées (1,5%)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hescamps en 2019 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (8%) inférieure à celle du département (8,3%) mais supérieure à celle de la France entière (9,7%). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 87,3% des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (92,1% en 2014), contre 60,2% pour la Somme et 57,5 pour la France entière[I 4].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Hesini campus en 1128-1140; Hescans en 1234; Hecamps en 1397; Hescamps en 1507; Escamps en 1695; Hecamp en 1733; Hecamps-St. Cler en 1761; Hercamp en 1778; Hescamps et Hescamp et Saint-Clair en 1763; Hescamp en 1781; Hescamps-St. Clair en 1764[22].
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].
En 2023, la commune comptait 522 habitants[Note 6], en évolution de +1,16% par rapport à 2017 (Somme: −1,23%, France hors Mayotte: +2,36%).
La ferme éolienne du Candor produit, depuis l'été 2008, 11 millions de kWh avec ses cinq éoliennes, dont le coût d'installation a avoisiné les sept millions d'euros. Cette réalisation a été faite par une société filiale de la SAS Vents Picards, dont le capital est détenu à hauteur de 20% par des investisseurs locaux, notamment les propriétaires des terrains voisins des éoliennes[40]. Le nom de Candor, vient de l'ancien français qui signifie «Champ d'Or», car, situés sur le plateau, entre deux vallons, les champs qui s'y trouvaient étaient très fertiles.
La vallée entre Frettemolle et Brettencourt au printemps.
Église Saint-Vast d'Agnières: Edifice construit sur le ruisseau des Evoissons, avec une nef au parement en damiers de pierre, silex et brique du XVIesiècle[41], un clocher-porche avec décor gothique flamboyant, et un chœur de la fin du XIIesiècle ou du début du XIIIesiècle avec une abside à cinq pans et d'exceptionnels vitraux du XIIIesiècle, figurant les scènes de la Nativité (vitrail nord, à gauche du maitre autel), de la Genèse (vitrail est, derrière le maitre autel), et l'Arbre de Jessé (vitrail sud, à droite du maitre autel)[42],[43]. À l'intérieur, statue du XVIesiècle de sainte Barbe. Cette église est classée monument historique depuis un arrêté du [44]. Des travaux de restauration ont lieu en 2022[45]
Ruines de l'ancien château fort d'Agnières: Situées à proximité de l'église. Composées d'une motte féodale, entourée de fossés secs, larges et profonds, avec fondations des murs, emplacement d'un puits. Elles paraissent remonter au XIIIesiècle et, donc être contemporaines de l'église toute proche. Les titulaires de la seigneurie d'Agnières à cette époque ne sont pas connus. Elle appartenait au XIVesiècle à la famille des Quesnes, ou d'Équennes, qui la possédait encore en 1419. En 1430, est mentionné comme seigneur d'Agnières le comte de Hornes, qui vend Agnières en 1462 à Valeran de Moreuil, seigneur de Poix. Les seigneurs d'Agnières se confondent ensuite avec les seigneurs de Poix[46].
Église Saint-Martin de Frettemolle: Le chœur est du XVIesiècle à chevet plat, la nef à collatéraux rajoutés. Les deux côtés de la nef ont été reconstruits en brique dans la seconde moitié du XIXesiècle, ainsi que le côté Nord du chœur. Le portail est la partie la plus remarquable de l'édifice: sur une console, se trouve une statue représentant saint Martin sur son cheval, partageant son manteau[47]. Le portail de cette église est inscrit aux monuments historiques depuis un arrêté du . Sa toiture a été refaite à neuf en 2018[48],[49].
Vue générale de l'église Saint-Martin de Frettemolle.
Église Saint-Clair d'Hescamps: Elle a été construite toute en pierre au début du XVIesiècle, à l'exception du collatéral nord, en brique et pierre et plus récent[50]. La nef et le chœur sont éclairés par de belles croisées à remplages flamboyants[51]. Dans une niche du mur sud de la nef, une petite Mise au tombeau, en bois polychrome. Sont représentés autour du Christ: Joseph d'Arimathie, Nicodème, Un personnage chauve et barbu (Simon de Cyrène?), l'apôtre Jean barbu, la Vierge Marie, et agenouillée, Marie-Madeleine[52]. Le portail de style Renaissance, avec un arc puissamment mouluré[53]. Cette église a bénéficié en 2016 d'une réfection à neuf de sa toiture[54],[55].
Ancienne chapelle (disparue) de Mesnil-Huchon. En 1919, existait encore au Mesnil Huchon «en un coin de la place accolé au bois, une très modeste petite chapelle de Saint-Sauveur, où un pèlerinage assez actifamenait encore naguère les animaux»[56]. Cette chapelle a disparu depuis plusieurs décennies.
Chapelle de Brettencourt. Petite église construite en charpente et torchis, utilisée pour le culte jusqu'au début des années 1980. Laissée ensuite à l'abandon, elle a été remplacée en 2011 par un oratoire.
Chapelle de Saint-Clair, construite en brique en 1934. Près de cet emplacement existait un vieux tilleul qui abritait une statue de Saint Clair. Le tilleul abattu, une chapelle est construite en 1838. En 1934, cette chapelle est reconstruite 50 mètres plus loin, en raison de travaux routiers. Un pèlerinage y était organisé pour guérir les maladies des yeux[57].
Église de Handicourt[58], comportant des parties de différentes époques. Le portail et le côté nord sont construits en brique, silex et pierre. La porte principale est voûtée en brique, en plein cintre, et surmontée d'un larmier en pierre. Le portail est épaulé par deux puissants contreforts. Au-dessus de la porte latérale côté nord, figure un cartouche avec la date 1838, qui doit être celle d'une restauration. Le chevet et le côté sud ont été reconstruits en brique dans la seconde moitié du XIXesiècle. La toiture de cette église a été refaite à neuf en 2017.
Souplicourt - Une des croisées du choeur de l'égliseÉglise de Souplicourt (ou Soupplicourt), construite principalement en pierre au XVeou auXVIesiècle, avec des réparations plus récentes en brique. Le chœur est éclairé par cinq croisées à remplages flamboyants. On remarque à l'intérieur, les fonts baptismaux de la fin du XVesiècle[59] et une poutre de gloire du début du XVIesiècle, ornée des statues de la Vierge, du Christ en croix et de Saint Jean[60]. En 1948, on pouvait encore y voir des vitraux de la fin du XVIe ou du début du XVIIesiècle, contemporains de l'ancien château[61]. La toiture de l'église de Souplicourt a été refaite à neuf en 2016.
Souplicourt - Portail d'entrée de l'ancien châteauPortail d'entrée de l'ancien château de Souplicourt, face à l'église, de la première moitié du XVIIesiècle, en brique et pierre avec colonnes saillantes. L'ancien château de Souplicourt avait été construit à la fin du XVIe ou au début du XVIIesiècle, sans doute par Antoine de Saint Blimont et Anne de Louvencourt, son épouse. Passé par alliance à la famille de Lallier de Saint Lieu, il existait encore, en mauvais état, en 1731. Il avait disparu dès 1794. Il se composait d'un corps de logis en brique et pierre, situé face au portail, cantonné côté parc par une tourelle à chacune de ses extrémités, et côté cour, par une aile en retour sur la gauche[62].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑«Somme, la CDCI valide des projets de fusion d'ECPI», Décideurs en région, (lire en ligne).
↑«Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes du sud-ouest Amiénois, de la communauté de communes du Contynois et de la communauté de communes de la région d'Oisemont», Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos2016-031, , p.93-95 (lire en ligne[PDF]).
↑«Une dizaine de maires ne se représentent pas», Le Réveil, édition Bresle Oise Somme, no3646, , p.33«Il a été élu pendant 25 années avec deux mandats de conseiller municipal et deux autres de laire».
↑Réélu pour le manadt 2014-2020: «Etienne Boderau reprend les rênes», Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no3288, , p.28.
12Pierre-Emmanuel Reger, «Jocelyne Ternois élue maire à Hescamps: Jocelyne Ternois est devenue maire d'Hescamps (Somme). Sa première adjointe ainsi que les maires délégués d'Agnières; Souplicourt, et Frettemolle ont été également élus», Le Réveil, (lire en ligne, consulté le ).
↑Abbé A. Normand, «Description des vitraux de l'église d'Agnières», Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie, tome 19, , p.105-118 (lire en ligne).
↑M. Roux, Le Canton de Poix, in La Picardie historique et monumentale, tome 1, Amiens & Paris, Yvert & Picard, 1893-1899, 490p. (lire en ligne), p.228-233.
↑Mathieu Marin, «Hescamps. La municipalité souhaite restaurer l'église Saint-Vaast datant du 12e siècle: Après deux ans sans travaux, la municipalité d'Hescamps (Somme) lance son projet de restauration de l'église Saint-Vaast dans la commune associée d'Agnières», Le Réveil de Neufchâtel, (lire en ligne, consulté le ).
↑Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie, tome 1, Paris, Editions de La Morande, , p.152 & 310.
↑M. Roux, Le Canton de Poix, in La Picardie historique et monumentale, tome 1, Amiens & Picard, Yvert & Picard, 1893-1899, 490p. (lire en ligne), p.234.
↑M. Roux, Le Canton de Poix, in La Picardie historique et monumentale, tome 1, Amiens & Paris, Yvert & Picard, 1893-1899, 490p. (lire en ligne), p.233-234.