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G-funk

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G-funk
Description de cette image, également commentée ci-après
Une lowrider de type Impala 64, type de voiture plébiscité par les artistes de G-funk[1].
Nom autre Gangsta funk
Origines stylistiques Funk, P-funk, rap West Coast, gangsta rap, RnB
Origines culturelles Fin années 1980 — début années 1990
États-Unis (Los Angeles, Californie)
Instruments typiques Boite à rythmes, clavier, échantillonneur, rap, synthétiseur, séquenceur, platines
Popularité Élevée dans les années 1990
underground dans les années 2000, 2010 et 2020
Scènes régionales Los Angeles, Bay Area, Texas, Tennessee, Midwest
Voir aussi Funktronica, gangsta rap, hyphy

Le G-funk (contraction de gangsta funk), parfois appelé funk rap[2], est un sous-genre du hip-hop, issu de la côte Ouest des États-Unis (West Coast), influencé par l’atmosphère californienne et la musique Funk.

Il est un courant du gangsta rap West Coast popularisé et plébiscité durant la première moitié des années 1990. Le genre (dans sa manière dont sont faites les chansons) est pensé pour être écouté en voiture (pour le « cruising », tyique de la culture californienne des ghettos de Los Angeles)[3], de par le rythme du BPM, le rythme du flow des ballades, les basses, etc.

Le rappeur et producteur Dr. Dre[4], membre éminent du groupe fondateur du gangsta rap N.W.A, popularisera le style durant les années 90, en grande partie grâce à son utilisation de samples de groupes de funk des années 1970 et 1980 tels que les Funkadelic, Parliament, Ohio Players, George Clinton, ou encore Zapp entre autres[5], et des synthétiseurs tels que le Prophet 5, le Juno-106, l'ARP 2600 et les Moog, particulièrement dans les musiques de l'album The Chronic sorti en 1992[6],[7].

D'autres albums célèbres comme Doggystyle de Snoop Dogg sorti en 1993 et All Eyez on Me de 2Pac sorti en 1996, tous deux sortis sous le label Death Row, sont des classiques du genre.

Invention du genre

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The Chronic, album mythique de Dr. Dre qui a révolutionné le genre

Le genre naît aux alentours de la fin des années 80 et du tout début des années 90 dans les quartiers afro-américains de Los Angeles[8], comme à South Central (Crenshaw, Watts...), Compton, Long Beach, Inglewood ou encore Pomona entre autres, et se sert dans ses thèmes de l'imaginaire collectif lié à ces quartiers difficiles dans le gangsta rap de l'époque (vie de rue, univers des gangs, rivalités, violence, rapport à la police, drogue, jeux, armes, meurtre, argent facile, filles faciles[9], proxénétisme[10], etc.)[11], mais également les bons côtés (soleil, voitures, fêtes et barbecues, beaux vêtements, succès, loyauté, etc.)[12].

Le producteur Cold 187um du groupe Above the Law est connu pour être l'inventeur du G-Funk (ou Gangsta funk)[13], tandis que le producteur et rappeur Dr. Dre a joué un rôle déterminant dans la popularisation de ce courant musical au début des années 1990, à travers son premier album studio (The Chronic).

Cependant, les premiers exemples du genre étaient déjà apparus dès 1989, notamment avec The D.O.C. et ses titres It's Funky Enough et The Formula (hits emblématiques de son premier album studio, No One Can Do It Better, sorti en 1989). Le premier de ces morceaux connut un succès notable, atteignant la 12ᵉ place du classement Hot R&B/Hip-Hop.
Deux ans plus tard, en 1991, le groupe N.W.A proposa un autre exemple marquant du genre avec son second album Niggaz4Life, qui se hissa à la première place du Billboard 200 et à la deuxième du classement Top R&B/Hip-Hop Albums.

Très rapidement, le genre s'étend au dehors de Los Angeles pour être repris par des artistes des autres grandes villes californiennes comme ceux de la Baie de San Francisco[14] (Oakland, San Francisco, East Palo Alto, Vallejo, San José, Hayward, Richmond, etc.) ou encore Sacramento entre autres.

Essor et reconnaissance commerciale

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Le courant musical est réitéré dans de nombreux albums à l'époque, comme ceux du label Death Row Records dirigé par Suge Knight, en particulier en 1993 par la sortie du sulfureux Doggystyle de Snoop Doggy Dogg[15], avec le tube planétaire What's My Name ?, en 1994 par Regulate... G Funk Era de Warren G[16], et en 1995 par Dogg Food du groupe Tha Dogg Pound. Le G-funk est également utilisé en 1996 dans le premier double album de l'histoire du rap américain, All Eyez on Me de 2Pac, pour les besoins du tube California Love[17]. Il est aussi présent dans Conversation des Twinz, This Is the Shack de The Dove Shack et G-Funk Classics, Vol. 1 & 2 de Nate Dogg.

De nos jours, le G-funk continue d'exister en Californie, en particulier à travers le chicano rap où des artistes comme Mr. Criminal, Mr. Capone-E, Cypress Hill et Ese Menace continuent à perpétuer le style en utilisant les caractéristiques typiques à ce style.

Le G-funk en dehors de Californie

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Plus tard, après le départ de Dr. Dre du label Death Row Records en 1997[18], le style musical est encore exploité jusqu'au début des années 2000 par un grand nombre d'artistes aussi bien issus de la côte Ouest (Californie, Nevada, Arizona, Washington) que du Texas, de l'Ohio, du Tennessee ou encore du Michigan. Nettement moins médiatisés, ces rappeurs privilégient souvent les compositions originales ou rejouées au sampling intensif des premiers albums G-funk.

Le G-funk en dehors des États-Unis

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Le G-funk apparaît en France dans les années 1990 avec notamment le label Southcide 13. La thématique des morceaux reste généralement très proche du modèle californien. Le G-funk est notamment présent sur le premier album solo de Doc Gynéco Première consultation, produit par Ken Kessie en 1996.

Le genre réapparait dans les années 2010, développé entre autres par les productions du rappeur-producteur Aelpéacha et des talkboxers et producteurs Dogg Master et DJ AK (certains de ces artistes se sont exportés avec succès en Californie, en collaborant régulièrement avec certains noms de la scène West Coast contemporaine[réf. nécessaire]).

Caractéristiques

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Les chansons du genre G-funk sont basées sur des grooves mélodiques, par opposition au rap hardcore issu de New York. Les instrumentales sont principalement constituées d'échantillons sonores issu de funk ou de la soul, de sons issus d'un synthétiseur[19], d’un flow modéré et souvent accompagnées d'un refrain chanté par une femme ou parrain de la soul/funk comme Marvin Gaye ou Enois Scroggins. Elles sont aussi souvent composées de grosses basses de synthétiseur et de leads (sons aigus et longs) et du fameux vocoder (voix robotisée), de talk box comme Roger Troutman dans California Love de 2Pac et Dr. Dre, sans oublier les sons provenant de la soul et de plusieurs formes de percussions comme le conga[réf. nécessaire].

Le son et la rythmique West Coast évoluent depuis le début des années 2010 avec par exemple l'intégration de cordes, ou des charlestons ultrarapides par rapport au BPM du morceau. Les rythmiques dépassent les 100 BPM, mais si l'aspect musical en soi a changé, les thématiques du G-funk restent fidèles à elles-mêmes. Les clips West Coast gardent toujours ce style reconnaissable : des femmes dénudées qui dansent autour des cabriolets customisés (type Lowrider) ou de superbes villas de luxe de Californie où se déroulent des orgies autour de piscines plus immenses les unes que les autres. Cependant, d'autres artistes comme Kam, MC Ren et surtout Paris, infirment cette règle en prenant un engagement politique[20].

Artistes représentatifs

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Artistes Californiens

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Groupes Californiens

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Artistes Non-Californiens

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Artistes G-funk de chicano rap

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Artistes Non-Américains

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Notes et références

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  1. C’est quoi la G-Funk ? — www.redbull.com
  2. (en) Cam Litchmore, « Why G-Funk Is So Damn Important », sur Medium, (consulté le )
  3. (en) ‘You never been on a ride like this befo’ — journal.equinoxpub.com
  4. (en) « Rap » Pop-Rap » G-Funk », sur AllMusic (consulté le ).
  5. L'évolution du G-Funk — recordingarts.com
  6. (en) Robert Hilburn, « The Dr.'s Always In », sur Los Angeles Times, (consulté le ).
  7. (en) « The Friday Night Live Show (Conspiracy Worldwide Radio) », (consulté le ).
  8. G-Funk — www.musiculture.fr
  9. (en) Misogyny in Rap Music: A content analysis of Prevalence and meanings — journals.sagepub.com
  10. Le Pimp Rap, un genre en voie d'extinction ? — www.radiofrance.fr
  11. (en) but a "G" Thang: The Culture and Commerce of Gangsta Rap (review) — www.researchgate.net
  12. (en) The Chronic - Dr. Dre — pitchfork.com
  13. Hiphop : Above the Law : Les pionniers méconnus du G-Funk californien — firebarzzz.com
  14. La culture Hyphy : un mouvement de la Bay Area — regulatebyzasa.fr
  15. (en) Stephen Thomas Erlewine, « Doggystyle », sur AllMusic (consulté le ).
  16. (en) « Warren G - Regulate: G Funk Era », sur AllMusic (consulté le ).
  17. (en) Steve Huey, « All Eyez on Me », sur AllMusic (consulté le ).
  18. (en) Stephen Thomas Erlewine, « Dr. Dre Biography », sur AllMusic (consulté le ).
  19. G-funk « gangsta funk » : un flow plus détendu et nonchalant. — orbiteinfo.com
  20. (en) PARIS :: PISTOL POLITICS — www.rapreviews.com