Coulmer
| Coulmer | |
La mairie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | CC des Vallées d'Auge et du Merlerault |
| Maire Mandat |
Chantal Nicoleau 2026-2032 |
| Code postal | 61230 |
| Code commune | 61122 |
| Démographie | |
| Gentilé | Colombariens |
| Population municipale |
81 hab. (2023 |
| Densité | 12 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 46′ 29″ nord, 0° 17′ 49″ est |
| Altitude | Min. 189 m Max. 300 m |
| Superficie | 6,68 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vimoutiers |
| Législatives | 2e circonscription de l'Orne |
| Localisation | |
| modifier |
|
Coulmer est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune est au sud du pays d'Auge ornais, bordant le pays d'Ouche. Son bourg est à 3 km au sud de Gacé, à 9 km au nord du Merlerault, à 10 km à l'est d'Exmes et à 30 km à l'ouest de L'Aigle[1].
Elle se trouve dans la Bassin d'emploi de L'Aigle et dans le bassin de vie de Gacé[I 1]
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Cisai-Saint-Aubin, Croisilles, Gacé, Lignères, Le Ménil-Vicomte et Orgères.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 6,68 km2 ; son altitude varie de 189 à 300 mètres[4].
Hydrographie
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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Touques, la Maure[5], le ruisseau du Bouillonnay[6], le fossé 01 de la commune de Gacé[7] et le ruisseau de Launay[8],[9],[Carte 1].
La Touques, d'une longueur de 108 km, prend sa source dans la commune de Champ-Haut et se jette dans la baie de Seine en limite de Trouville-sur-Mer et de Deauville, après avoir traversé 42 communes[10].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 832 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Merlerault à 8 km à vol d'oiseau[17], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 775,3 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Coulmer est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20].
Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (97,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (76,9 %), terres arables (20 %), forêts (2,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,8 %)[23].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 46, alors qu'il était de 47 en 2016 et de 45 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 82,4 % étaient des résidences principales, 4,4 % des résidences secondaires et 13,2 % des logements vacants. Ces logements étaient tous des maisons individuelles[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Coulmer en 2022 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (4,4 %) par rapport au département (10,6 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Coulmer[I 3] | Orne[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 82,4 | 78,8 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 4,4 | 10,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 13,2 | 10,6 | 8 |
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Columbarium en 849[24], Corlimer en 1162[25].
René Lepelley y décèle bas latin colummarium, « colombier »[26]. Albert Dauzat, quant à lui, propose le latin cortem, « domaine », et l'anthroponyme germanique Lietmar pour origine de ce toponyme[27].
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement d'Argentan du département de l'Orne[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Gacé[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Vimoutiers[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Orne.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Coulmer était membre de la petite communauté de communes de la Région de Gacé, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1995 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault dont est désormais membre la commune[I 1].
Administration municipale
[modifier | modifier le code]Compte tenu de l'importance de la population de la commune, son conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et ses adjoints[28].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].
En 2023, la commune comptait 81 habitants[Note 4], en évolution de −4,71 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Coulmer a compté jusqu'à 317 habitants en 1806.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Martin, abritant un ensemble de retables et maîtres-autels du XVIIIe siècle classé à titre d'objet aux Monuments historiques[38].
- L'église Saint-Martin
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Dossier complet : Commune de Coulmer (61122) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 5]
- Coulmer sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Coulmer » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Coulmer » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 Insee, « Métadonnées de la commune de Coulmer ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Coulmer - Section LOG T1 » (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Coulmer - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans l'Orne - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Sandre, « la Maure ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Bouillonnay ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la commune de Gace ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Launay ».
- ↑ « Fiche communale de Coulmer », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Touques ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Coulmer et Le Merlerault », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc », sur la commune du Merlerault - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France : essai de toponymie, Errance, , p. 231.
- ↑ Revue internationale d'onomastique, vol. 13, Éditions d'Artrey, , p. 317.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 101.
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- ↑ Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
- 1 2 « Coulmer. L’ancien maire Luc Duverger s’est éteint », Ouest-France, (lire en ligne
, consulté le ) « Entré au conseil municipal de Coulmer, en 1983, comme conseiller, il devient maire en 1989. C’est Louis Vaugon, alors maire de la commune, qui le sollicite pour assumer ces fonctions d’élu. « Il existait une réelle complicité et un profond respect entre les deux hommes », souligne la fille de Louis Vaugon, Bénédicte ». - ↑ « Le maire Luc Duverger ne se représente pas en mars », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ) « Entré au conseil municipal en 1983 comme conseiller, il est devenu maire en 1989. « Au bout de 25 ans de mandat de maire, j'ai décidé de passer la main », confie-t-il ».
- ↑ Réélu pour le mandat 2020-2026 : « Municipales à Coulmer. Chantal Nicoleau repart pour un deuxième mandat », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Municipales 2026 à Coulmer : qui se présente sur la liste « Choisir Coulmer demain » », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Réélue pour le mandat 2026-2032 : « Coulmer. Chantal Nicoleau réélue maire », Ouest-France par Maville, (lire en ligne, consulté le ) « Coulmer est l’une des communes de l’Orne où les sept conseillers municipaux étaient candidats à leur succession, sur la liste « Coulmer demain », avec la maire sortante, Chantal Nicoleau ».
- ↑ « Ouest-france.fr - Mairie de Coulmer »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Maître-autel, retable et tabernacle, 2 autels secondaires et leurs retables », notice no PM61000297, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.

