Citerne (Somme)
| Citerne | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Abbeville | ||||
| Intercommunalité | CA de la Baie de Somme | ||||
| Maire Mandat |
Georges Dubuisson 2026-2032 |
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| Code postal | 80490 | ||||
| Code commune | 80196 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Citernois | ||||
| Population municipale |
240 hab. (2023 |
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| Densité | 38 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 58′ 59″ nord, 1° 49′ 27″ est | ||||
| Altitude | Min. 83 m Max. 123 m |
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| Superficie | 6,4 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gamaches | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Citerne ou Citernes est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.
Depuis , la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.
Le village s'appelle officiellement Citerne (sans le s, graphie officielle de l'INSEE), mais les Citernois et villages voisins écrivent habituellement Citernes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Citerne est un village picard du Vimeu.
À vol d'oiseau[1], la localité est située à 5 km au nord-est de Oisemont[2], 9 km au nord-ouest d'Airaines[3], 14 km au sud d'Abbeville[4] et à 35 km au nord-ouest d'Amiens[5].
Les communes limitrophes sont Forceville-en-Vimeu, Frucourt, Hallencourt, Mérélessart, Neuville-au-Bois, Vaux-Marquenneville, Wiry-au-Mont et Woirel.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 837 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Oisemont à 5 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 801,4 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La localité est desservie par la ligne d'autocars no 1 (Mers-lès-Bains - Oisemont - Amiens) du réseau Trans'80, Hauts-de-France, chaque jour de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés[15] et par la ligne no 20 (Oisemont - Abbeville) les jours du marché d'Abbeville, le mercredi et le samedi.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Cisterna en 797 ; Cysternes en 1231 ; Cisternæ en 1259 ; Cisternes en 1284 ; Chisternes en 1301 ; Chiterne en 1337 ; Citerne en 1646 ; Cisterne en 1648 ; Citernes en 1657 ; Cyterne en 1781 ; Citernes-Yonval en 1851[16].
Du latin cisterna « citerne »[17]. L'absence d'article dans ce toponyme semble indiquer un mode de stockage de l'eau très ancien[18], qui a désigné une particularité d'une maison qui est en forme de citerne.
Odonymie
[modifier | modifier le code]Le nom des rues du village a été analysé par la section patrimoine du CIS de la communauté de communes de la Région d'Hallencourt. Si on exclut les noms des villages voisins, on peut noter :
- la rue Brûlée : de la rue d'Airaines vers la plaine, ce nom proviendrait du fait qu'un habitant de Citerne anti-bonapartiste aurait mis le feu à une dizaine de maisons dans cette rue ;
- le chemin des Chasse-marées est le sentier des marins rappelant le souvenir de l'abbaye de Saint-Valery qui possédait dans la région d'importants biens[19].
Histoire
[modifier | modifier le code]La présence humaine sur le territoire de la commune de Citerne est attestée à l'époque romaine par la présence de traces d'une grande villa gallo-romaine[20],[21].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].
En 2023, la commune comptait 240 habitants[Note 4], en évolution de +0,84 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]En matière d'enseignement primaire, maternel et élémentaire, les communes de Doudelainville, Vaux-Marquenneville, Citerne, Huppy et Frucourt sont associées au sein d'un regroupement pédagogique concentré (RPC) dont le siège est à Huppy[32].
Manifestations culturelles et festives
[modifier | modifier le code]Santé
[modifier | modifier le code]Sport
[modifier | modifier le code]L'AS Citerne était le club de football du village. Il évoluait au niveau District et jouait au stade municipal.
Médias
[modifier | modifier le code]Culte
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Revenus de la population et fiscalité
[modifier | modifier le code]Emploi
[modifier | modifier le code]Entreprises et commerces
[modifier | modifier le code]À Citerne est implantée une entreprise qui fabrique des présentoirs commerciaux et publicitaires.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Pierre (XVIe siècle). Elle était à l'origine la propriété de l'abbaye des moines cisterciens qui y étaient établis[33].
- Château de Citerne et son parc.
- Château d'Yonville et son parc de 15 ha (chambres d'hôtes)[34].
- Ruines du moulin à vent d'Yonville, situé dans la cour d'une ferme à la sortie de Citerne sur la route d'Oisemont. Construit en 1860, il a cessé son activité en 1950[35].
- Monument aux morts[36].
- Bois de l'Abbaye.
- Chapelle d'Yonville. Située près du château de la famille Des Forts, elle était jadis l'église de Citerne. Sur les bases d'une construction du XVIe siècle, elle fut édifiée en galandage en 1838, dans sa version actuelle. Le cimetière qui l'entoure daterait du XVe siècle[33],[37].
- L'église Saint-Pierre, côté sud.
- L'espace devant le porche de l'église est particulièrement resserré.
- L'école.
- Le monument aux morts pour la patrie.
- Le château de Citerne.
Patrimoine culturel
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Philippe des Forts (1865-1940), capitaine d'armée, Croix de guerre et Légion d'honneur, château d'Yonville[38].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Dans le roman Madame Bovary, Yonville-l'Abbaye est un village imaginé par Gustave Flaubert.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Citerne sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Citerne » sur Géoportail (consulté le 25 septembre 2024).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Du centre du chef-lieu de la commune.
- ↑ « Orthodromie entre Citerne et Oisemont », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Citerne et Airaines », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Citerne et Abbeville », sur fr.distance.to (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Citerne et Amiens », sur fr.distance.to (consulté le )
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Citerne et Oisemont », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Oisemont_sapc », sur la commune d'Oisemont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Oisemont_sapc », sur la commune d'Oisemont - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Le réseau Trans'80 en ligne ».
- ↑ Jacques Garnier, Dictionnaire topographique de la Somme, t. 1, Paris / Amiens 1867 - 1878, p. 242 (lire en ligne sur DicoTopo) .
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, enève, Droz, , p. 297.
- ↑ Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France : essai de toponymie, Errance, , p. 194.
- ↑ Compte-rendu de la section patrimoine des Amis du CIS vendredi 27 novembre 1998, « Les noms de rue des villages », Section Patrimoine du CIS de la Communauté de communes de la Région d'Hallencourt, 1998 (n°4) (lire en ligne).
- ↑ Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature Somme, Paris, Éditions Nathan, 1985.
- ↑ « Citerne »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur le site du Quid (consulté le ).
- ↑ « Avis de décès », Courrier picard, , p. 19
- ↑ « À la mémoire de Madame Micheline Petit », sur memoire.lavoixdunord.fr, (consulté le ).
- ↑ Réélu pour le mandat 2020-2026 : « À Citernes, dans la Somme, Luc Chatenay poursuit sa mission : Luc Chatenay, au conseil de Citernes depuis 1983, maire depuis 2008, a été réélu maire par son équipe », Paris-Normandie, (lire en ligne, consulté le ) « C'est un nouveau mandat qui commence pour Luc Chatenay, habitué du conseil. Élu municipal depuis 1983, il a, après trois mandats, pris une place d'adjoint en 2001, avant de succéder à Micheline Petit en 2008 ».
- ↑ « Citerne : le maire sortant Luc Chatenay déplore les divisions pour sa succession », Le Courrier picard, (lire en ligne
, consulté le ) « Le maire Luc Chatenay, qui ne se représente pas, déplore le déroulement de la campagne pour la prochaine municipale, avec la constitution de deux listes. ». - ↑ « Citernes : Georges Dubuisson élu maire, une jeune équipe presque totalement renouvelée », Le Courrier picard, (lire en ligne
, consulté le ) « À Citernes, Georges Dubuisson devient maire après la victoire de sa liste d’opposition et l’installation du nouveau conseil municipal. Ses premières priorités s’annoncent pour redynamiser le village ». - ↑ « Répertoire national des élus : les maires », sur data.gouv.fr, Plateforme ouverte des données publiques françaises, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Le Courrier picard, édition Picardie maritime, , p. 9.
- 1 2 Le Courrier picard, édition d'Abbeville, , p. 11.
- ↑ http://www.chateaudeyonville.com/ Site du château.
- ↑ « Le Moulin d'Yonville », sur la base Mérimée (consulté le ).
- ↑ Source : Mémorial morts pour la France (80) : nombre de morts
- ↑ André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 113-114.
- ↑ Compte rendu du SCIS d'Hallencourt.

