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Schoonselhof

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Schoonselhof
Entrée principale du Schoonselhof.
Pays
Belgique
Région
Province
Commune
Religion(s)
multiconfessionnel
Superficie
87,67 hectares
Mise en service
Patrimonialité
Coordonnées
Identifiants
Find a Grave
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Géolocalisation sur la carte : province d'Anvers
(Voir situation sur carte : province d'Anvers)
Géolocalisation sur la carte : Anvers
(Voir situation sur carte : Anvers)

Le Schoonselhof est le principal cimetière municipal d'Anvers, en Belgique. Aménagé comme un cimetière-parc, il s'étend sur les territoires des districts de Hoboken et de Wilrijk. Le domaine comprend un château, des jardins, des monuments funéraires et plusieurs carrés militaires.

Château du Schoonselhof.

Le domaine du Schoonselhof est issu d'une ancienne propriété agricole mentionnée au début du XIVe siècle. Une demeure en pierre y est attestée en 1540. Le domaine est ensuite transformé en résidence de plaisance et appartient, entre 1825 et 1911, à la famille Moretus[1]

En octobre 1911, à l'initiative de l'échevin Frans van Kuyck, la ville d'Anvers achète le domaine et ses terrains, couvrant 87 hectares 67 ares et 27 centiares, afin d'y établir un nouveau cimetière municipal[1]. L'aménagement s'inspire des grands cimetières paysagers européens, dont le cimetière d'Ohlsdorf à Hambourg[1].

La Première Guerre mondiale interrompt les travaux. Des militaires sont toutefois inhumés sur le domaine dès 1914, dans des parcelles organisées selon leur nationalité. Le premier militaire enterré au Schoonselhof est un soldat allemand, le 29 août 1914[2]

Le cimetière ouvre officiellement le . Les inhumations ordinaires cessent la veille au cimetière du Kiel, qui ferme définitivement le . Jusqu'en 1948, des concessions et des monuments funéraires provenant du Kiel et d'autres anciens cimetières anversois sont transférés au Schoonselhof[1].

Cimetière-parc

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Une allée du cimetière.

Le Schoonselhof est organisé autour d'avenues arborées, de canaux de drainage, de plans d'eau et de jardins aménagés près du château. Son plan reprend les principes du cimetière paysager, où la végétation, les perspectives et les monuments funéraires forment un ensemble cohérent[1].

Le cimetière comprend des parcelles confessionnelles. Des monuments provenant de l'ancien cimetière du Kiel ont été regroupés dans la section juive, tandis que des parcelles sont réservées aux sépultures musulmanes. Cet aménagement reflète la diversité culturelle et religieuse de la population anversoise[3]

Le domaine est protégé comme paysage culturel et historique depuis le . Le château et sa ferme sont protégés comme monuments depuis le . L'ensemble du domaine, comprenant le parc et le cimetière, est classé comme monument depuis le [1].

Carrés militaires

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Tombes militaires du Commonwealth.

Le Schoonselhof abrite plusieurs carrés militaires consacrés aux soldats belges et étrangers morts pendant les deux guerres mondiales. Les sépultures sont regroupées par nationalité et accompagnées de monuments commémoratifs[4].

Le carré belge réunit des militaires de la Première Guerre mondiale, des victimes des deux guerres mondiales, des résistants, des déportés, des anciens combattants et des personnes reconnues « mortes pour la Belgique »[4].

Le carré du Commonwealth compte 1 489 tombes de militaires morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Il constitue le plus grand ensemble de sépultures du Commonwealth de cette guerre en Belgique. Les dépouilles y sont transférées à partir du . Le site comprend une Croix du Sacrifice et un pavillon contenant la liste des personnes inhumées[4].

Le cimetière comprend aussi des carrés français, italiens, portugais et russes. Le carré français se compose de tombes disposées en ellipse autour d'un monument portant les noms des soldats français inhumés au Schoonselhof et de militaires morts à Anvers en 1914. Certaines stèles adoptent une forme différente pour les soldats originaires d'Afrique du Nord[4].

Les soldats allemands de la Première Guerre mondiale initialement inhumés au Schoonselhof ont été transférés au cimetière militaire allemand de Vladslo. Ceux de la Seconde Guerre mondiale ont été transférés au cimetière militaire allemand de Lommel.

Antoine Bomjo

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Parmi les soldats belges de la Première Guerre mondiale figure Antoine Bomjo, né au Congo belge en 1895. Installé à Bruxelles où il travaille comme portier, il s'engage à l'âge de 19 ans dans le régiment des Grenadiers et participe à la défense d'Anvers. Mort en 1915, il est inhumé au Schoonselhof[5].

Personnalités inhumées

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Mausolée d'Hendrik Conscience.

Le Schoonselhof accueille les sépultures de nombreuses personnalités liées à l'histoire politique, artistique, littéraire et culturelle d'Anvers. Plusieurs d'entre elles reposent dans des parcelles d'honneur aménagées par la ville.

Protection et gestion

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Le Schoonselhof est géré par la ville d'Anvers. Le parc fait l'objet d'une gestion écologique et reste accessible aux promeneurs ainsi qu'aux personnes venues se recueillir. Des parcours consacrés au patrimoine funéraire, aux personnalités inhumées et aux victimes des guerres y sont proposés[6].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (nl) « Domein Schoonselhof », sur Inventaris Onroerend Erfgoed (consulté le ).
  2. (nl) Bart Van Cleynenbreugel, « Begraafpark Schoonselhof », sur Ville d'Anvers (consulté le ).
  3. (nl) « Domein Schoonselhof », sur Inventaris Onroerend Erfgoed (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 (nl) « Krijgsbegraafplaats », sur Inventaris Onroerend Erfgoed (consulté le ).
  5. Sonia Lhoest, Hommage aux tirailleurs de l'Armée d'Afrique de la Grande Guerre et aux soldats congolais : Recueil de mémoire collective, Bruxelles, Présence et Action Culturelles de Neder-Over-Heembeek « L'ÉpiDuLien », , 55 p. (lire en ligne), p. 29.
  6. (nl) « Begraafplaats Antwerpen – Schoonselhof », sur Ville d'Anvers (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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