Roland Berthon
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Louis Rodolphe Antony Berthon dit Rodolphe Berthon, ingénieur |
Roland Berthon est un artiste peintre expressionniste et chef décorateur français né le au Vésinet et mort le dans le 15e arrondissement de Paris[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Roland Berthon est le fils de l'ingénieur Rodolphe Berthon. Le 1er mai 1908, celui-ci dépose un brevet intitulé Perfectionnement aux procédés de photographie trichrome qui, publé par l'INPI seulement le 1er juillet 1909, soit sensiblement au moment de la venue au monde de l'artiste, en fait l'inventeur reconnu du cinéma en couleurs dont cependant, avec le soutien industriel que lui apportera la Société Keller-Dorian après la Première Guerre mondiale, il ne présentera quelques brèves bandes d'essais qu'en 1922, en projections confidentielles[2],[3].

Selon le documentariste François Ede, Roland Berthon, quoiqu'alors encore jeune, est, par son amitié avec Sonia et Robert Delaunay, personnellement à l'origine d'un court-métrage expérimental de quatre minutes que ceux-ci réalisent en 1926 en utilisant le procédé Keller-Dorian/Rodolphe Berthon qui connaît ainsi sa première projection en public le 27 janvier 1926 à la Sorbonne, à l'occasion d'une conférence qu'y donne Sonia Delaunay sur la relation entre peinture et costume[4].
Roland Berthon est élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts et l'amitié d'Édouard Vuillard et des Nabis l'oriente dans un premier temps vers « une peinture intimiste aux coloris discrets »[5].
Inventeur lui aussi, pour sa part d'une technique de fresque consistant en la teinture du mortier dans la masse et non plus en sa peinture en surface, on lui doit les copies des fresques romaines du Musée des monuments français installé dans le palais de Chaillot à Paris[5].
- Copies des fresques romanes (sélection), Musée des monuments français
- d'après la chapelle des moines de Berzé-la-Ville
- d'après l'église Saint-Theudère de Saint-Chef
S'il est assistant d'Yves Allégret en 1946 pour le film Les Démons de l'aube, c'est à partir de 1947 que son nom apparaît au cinéma en tant que chef décorateur.
Installé au 17, avenue de Beaufremont à La Celle-Saint-Cloud et se consacrant à une peinture vigoureusement expressionniste, il meurt en à Paris.
Expositions
[modifier | modifier le code]Expositions personnelles
[modifier | modifier le code]- Roland Berthon - La comédie humaine, Galerie Bing, 174 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris, mai-[6].
Expositions collectives
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- Salon de mai, Paris, 1954-1958[5].
- Salon des réalités nouvelles, Parc floral de Paris, 1973[5].
- Rencontre : Hermann Amann et Roland Berthon, aéroport de Paris Orly Sud, mai-.
- Et que l'aventure continue… Art contemporain, collection Philippe Delaunay, Musée des Beaux-Arts de Bernay, juin-[7].
Réception critique
[modifier | modifier le code]- « Une facture dense et riche, un dessin d'une prodigieuse ampleur et un parti de schématisation poussé jusqu'à l'outrance. » - Waldemar-George[6]
- « Roland Berthon a réalisé une œuvre expressive et puissante, une "comédie humaine" décrite avec virulence. » - Gérald Schurr[8]
Œuvres
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Décors de films
[modifier | modifier le code]- Le mariage de Ramuntcho, film de Max de Vaucorbeil, 1947 (premier film français en couleurs[9]).
- Une nuit à Tabarin, film de Karel Lamač, 1947.
- Miroir, film de Raymond Lamy, 1947.
- Le voleur se porte bien, film de Jean Loubignac, 1948.
- On demande un bandit, court-métrage d'Henri Verneuil, 1950.
- L'Art d'être courtier, court-métrage d'Henri Verneuil, 1950.
- Les chansons s'envolent, court-métrage d'Henri Verneuil, 1950[10].
- Au cœur de la Casbah, film de Pierre Cardinal, 1952.
- Les Vaincus, film de Michelangelo Antonioni, 1953.
- Casino de Paris, film d'André Hunebelle, 1957.
- L'Irrésistible Catherine, film d'André Pergament, 1957.
- La Main, film d'Henri Glaeser, 1969.
Peintures en collections publiques
[modifier | modifier le code]- Musée de Grenoble, Double figure, huile sur toile 162x154,8cm, avant 1964[11].
- Musée d'art moderne de la ville de Paris, Le boucher, huile sur toile[12].
- Fonds national d'art contemporain, Puteaux :
- Le boucher, huile sur toile 130x116cm, 1962[13].
- L'homme, huile sur toile 116x89cm, en dépôt à la mairie de Crest (Drôme)[14].
- La dispute, technique mixte sur panneau 122x154cm, 1960, en dépôt à la mairie de Laon[15].
- Personnage dans une composition, technique mixte sur toile 116x89cm, en dépôt à la mairie de Laon[16].
- Intérieur aux fenêtres, peinture 127x160xm, avant 1937, en dépôt au musée de Skikda[17].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ François Ede, « Un épisode de l'histoire de la couleur au cinéma : le procédé Keller-Dorian et les films lenticulaires », 1895 - Revue de l'association française de recherche sur l'histoire du cinéma, n°71, 2013, pp. 187-202
- ↑ Film Atlas, Keller-Dorian (1924-1930) - Un procédé tricolore à écran lenticulaire et la Société francaise de cinématographie en couleurs Keller-Dorian
- ↑ François Ede, « Keller-Dorian : film gaufré : Sonia Delaunay », Il Cinema ritrovato
- 1 2 3 4 Dictionnaire Bénézit. Gründ, 1999, vol.2, pp. 216.
- 1 2 Waldemar-George, Roland Berthon - La comédie humaine, éditions de la Galerie Bing, 1964.
- ↑ Musée des Beaux-Arts de Bernay, Et que l'aventure continue…, présentation et dossier de presse de l'exposition, 2014
- ↑ Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, p. 78.
- ↑ « "Le mariage de Ramuntcho" : un laboratoire pilote pour les films couleurs après guerre »
- ↑ La Cinémathèque française, Les chansons s'envolent, 1950
- ↑ Musée de Grenoble, Roland Berthon dans les collections
- ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, Roland Berthon dans les collections
- ↑ Centre national des arts plastiques, "Le boucher" dans les collections
- ↑ Centre national des arts plastiques, "L'homme" dans les collections
- ↑ Centre national des arts plastiques, "La dispute" dans les collections
- ↑ Centre national des arts plastiques, "Personnage dans une composition" dans les collections
- ↑ Centre national des arts plastiques, "Intérieur aux fenêtres" dans les collections
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Yvon Taillandier, « Roland Berthon », Connaissance des arts, 1964.
- Waldemar-George, Roland Berthon - La comédie humaine, éditions de la Galerie Bing, Paris, 1964.
- Allgemeines Künstlerlexikon - Die Bildenden Künstler aller Zeiten und Volker, vol.10, K. G. Saur Verlag, Munich, 1992.
- Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
- Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Peintre français du XXe siècle
- Peintre figuratif français
- Peintre expressionniste français
- Chef décorateur français
- Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XXe siècle
- Naissance en juin 1909
- Naissance au Vésinet
- Décès en novembre 1990
- Décès dans le 15e arrondissement de Paris
- Décès à 81 ans
- Naissance en Seine-et-Oise