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Léon Koëlla-Leenhoff

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Léon Koelin-Leenhoff
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
VernonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Mère

Léon Koelin-Leenhoff, né Léon Édouard Koëlla à Paris (ancien 6e arrondissement) le [1] et mort à Vernon le [2], est un agent de change français[3]. On se souvient de lui comme le fils biologique de Suzanne Leenhoff (Suzanne Manet), à l'époque concubine du peintre Édouard Manet, et future femme.

Il pourrait être l'enfant d'Édouard Manet[4].

Il est possible de suivre le mûrissement progressif de Léon à travers les portraits que Manet fit de lui, depuis l’enfance jusqu’à l’adolescence. C’est encore un tout jeune enfant qui pose, déguisé en page espagnol, dans L'Enfant à l'épée[5], à l’époque où le peintre accumulait les sujets espagnols. Plus tard, il est en train de lire avec sa mère dans La Lecture (vers 1865)[6], puis dans Les Bulles de savon[7], c'est un Léon âgé de quinze ans qui s’amuse à faire des bulles de savon dans un bol, peut-être afin de symboliser la brièveté de la vie. Mais surtout, on retient de Léon Leenhoff le visage d’un adolescent rêveur et mystérieux, tel qu’il apparaît dans le célèbre Déjeuner dans l'atelier[8], réalisé à l’appartement familial de Boulogne-sur-Mer, où les Manet passaient l’été. Légèrement contemporain date le Portrait de Léon, en train de peler une poire.


Après la mort de Manet, Léon Leenhoff a tenté de garder le souvenir de la vie et de l’œuvre du peintre, d’abord en établissant un inventaire détaillé des œuvres restées dans l’atelier de l'artiste et en les faisant photographier. Bien plus tard, et avec l’aide de sa mère, il a rassemblé tout ce qui restait des papiers et documents de l’artiste : ses agendas, sa correspondance, ses carnets de comptes, la documentation concernant ses différentes propriétés, ses baux et locations. Il a copié ces documents à la main dans des cahiers auxquels il ajouta des listes, des notes diverses et ses propres souvenirs. La plupart de cette documentation est gardée à la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu[9].

Il apparaît dans d'autres tableaux dont :

Notes et références

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  1. ↑ « Archives de Paris, état civil reconstitué, vues 31-34/51 », sur archives.paris.fr (consulté le ).
  2. ↑ « Archives départementales de l'Eure, tables de successions de Vernon, 1927, vue 97/195 », sur archives.eure.fr (consulté le ).
  3. ↑ Beth Archer Brombert, Manet. Un rebelle en redingote, Paris, Fernand Hazan, , 480 p. (ISBN 9782754105163).
  4. ↑ Jacques Henric, Édouard Manet et Jacques Henric, Flohic, , 80 p. (lire en ligne), p. 78.
  5. ↑ « Enfant à l'épée », sur metmuseum.org (consulté le ).
  6. ↑ « La Lecture », sur musee-orsay.fr (consulté le ).
  7. ↑ « Boy Blowing Bubbles », sur gulbenkian.pt (consulté le ).
  8. ↑ « Le Déjeuner », sur sammlung.pinakothek.de (consulté le ).
  9. ↑ Juliet Wilson-Bareau (texte paru, en français, dans le catalogue de l’exposition Manet et le Paris moderne, Tokyo, 2010, pages 304-312), « Édouard Manet dans ses ateliers », Ironie, no 161,‎ (lire en ligne).

Liens externes

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